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jeudi 28 février 2019

Artcurial 1/2 // vente du 13 mars



Voir liste et résultats : Artcurial 3/3 // la cote des précurseurs du design.

La prestigieuse Maison Artcurial donne un nouveau coup de pouce à l'histoire des arts avec cette vente sans précédent, où sont présentés les plus grands précurseurs français du design ! Cette fois, ce sont 25 lots (catalogue en ligne), majoritairement des modèles édités dans les années 1940 et dessinés par les créateurs favoris de l'Art utile... René Gabriel y trouve une juste place, dans la suite logique de la première monographie publiée par Norma à la fin de l'année dernière (librairie Artcurial). Ce livre et cette vente vont permettre à l'inventeur français du design d'atteindre une célébrité méritée, aux côtés de ses collègues d'Europe ou d'Amérique.

Notons que les prix sont (jusqu'à maintenant) particulièrement attractifs, beaucoup se situant sous la barre symbolique des 1000 euros. Il faudrait cependant qu'ils se consolident bien au delà, car le franchissement d'un certain seuil financier est nécessaire pour attirer les regards, non seulement des collectionneurs, des spécialistes, des galeristes... mais aussi des historiens, et des institutions qui restent mal dotées dans ce domaine. Le "moment M" français de l'invention du design par René Gabriel (1940-1941, puis 1944) avec le mobilier pour sinistrés reste beaucoup moins connu que l'autre "moment M", anglais cette fois, de l'Utility Furniture (1941-1942) alors qu'ils coïncident dans le temps, se rejoignent dans leur impact sur les productions à venir, et se relient dans leurs objectifs contemporains sur les plans artistiques, économiques ou sociaux.

La valorisation est nécessaire, car la plupart de ces meubles sont aujourd'hui particulièrement rares. Distribués aux plus démunis il y a trois quarts de siècle, leurs propriétaires en ont rarement pris soin, contrairement aux gens plus aisés qui passaient commande à des ensembliers leur fournissant encore de l' " Art déco " (nous sommes dans les années 1940 !). De même, les premières " classes moyennes " et autres " bourgeois de Province " qui achetaient du Gascoin un peu plus tard, sans le savoir, ne voyaient pas forcément dans ces meubles pratiques une invention sans précédent et une contribution à la création contemporaine. C'est pourquoi il est temps d'en préserver aujourd'hui précieusement quelques exemplaires, de spéculer sur certaines raretés représentatives de ce moment singulier de l'histoire où l'art contemporain se réinventait sous une forme incroyablement démocratique.

Sachant ma passion pour cette question et cette période, Emmanuel Bérard et Cécile Tajan m'ont d'ailleurs accordé une place pour expliquer l'objet de cette vente sur le site internet d'Artcurial (Aux origines du design : René Gabriel à l'honneur). Je laisse une copie de ce texte ci-après avec les photographies de l'exposition.

samedi 1 décembre 2018

René Gabriel // Grasse Patrimoine mondial





Graphisme floral pour New-York,1939 (réinterprété pour la Foire de Lyon et sur un papier peint)

En cadeau, un joli bouquet accompagné d'un mot à destination de la Ville de Grasse pour la féliciter au sujet de l'inscription de ses parfums sur la Liste du Patrimoine mondial de l'Humanité. Ce patrimoine dit " immatériel " est en réalité matérialisé par une foule de gens, de lieux, d'objets et de témoignages... J'invite les Grassois à se rendre d'urgence dans les locaux de l'Ensad afin d'y redécouvrir une recherche graphique singulière, qui sort des vieilles traditions et des habituels flaconnages... Nous sommes en 1939, l'Europe va bientôt s'enflammer, mais de l'autre côté de l'Atlantique, tout semble aller pour le mieux lorsque la New-York World's Fair prétend atteindre ce rêve inatteignable : " The world of tomorrow ". Ce sera l'une des dernières expositions internationales porteuses des grands espoirs progressistes. L'événement s'épuisera bientôt dans le modernisme " graphique " de l'Expo 58 à Bruxelles puis s'éteindra dans un ultime soubresaut, en 1967, à Montréal. Cette expression joyeuse, démesurée, globale, industrielle et assumée de l'idéal moderne finira par s'autodétruire après la remise en question idéologique de 1968 et les chocs pétroliers... L'Unesco mémorise involontairement quelques traces antérieures à cette désagrégation, cette prestigieuse ONG cherchant à classer des lieux qui expriment des produits, reflètent des territoires, se relient à des savoir-faire et, enfin, s'accordent à des mémoires... Dans cette cascade reliant le matériel à l'immatériel, quoi de plus symbolique que le parfum ? Rappelons qu'en 1939 la France ne voit pas de rupture entre l'art de vivre traditionnel de ses Provinces et l'exportation en masse de ses produits.

René Gabriel partageait aussi ce rêve global-régional, aimait la douceur des fleurs et probablement celle des parfums. Pour l'Exposition de 1939, il dessine une carte des produits régionaux et réalise un important stand pour les " Parfums de Grasse ". Dans cet objectif, il prolonge les expériences menées pour la promotion du papier durant l'Exposition de 1937 et réactualise son style graphique. Il le simplifie à l'extrême, atteignant l'épure de son motif préféré : les fleurs. Cette ligne nouvelle lui servira à scénographier les stands, à composer les invitations, à créer un décor pour de la vaisselle et quelques nouveaux papiers peints et formes en staff. Mais le plus impressionnant reste sa représentation de l'industrie du parfum, expliquée par des dessins légendés (en anglais). Pour la petite histoire, il réalise la même année un Mas à Peymeinade (qu'il s'agirait de retrouver) dans un luxe inédit relativement à ses habitudes. Cette commande architecturale " régionaliste ", unique et anecdotique, suit certainement une rencontre avec l'un des industriels de la parfumerie implanté dans la région. On remarque aussi un incroyable dessin gouaché figurant les cheminées fumantes au-dessus des usines produisant les parfums : le paradoxe est précisément celui-là. Car le parfum est aux odeurs ce que l'énergie est à l'entropie : pour une goutte de belle senteur, combien de puanteur ? Maintenant, nous ne voyons plus que cela, ce qui nous paralyse, ce qui a tué le rêve moderne. Mais Gabriel le voyait déjà et l'assumait dans une muséographie qui démarre des fumées de l'usine pour former de petits nuages où poussent des fleurs, comme dans les vertes prairies...

Ci-après, quelques exemples tirés des archives de René Gabriel portant sur les Parfums de Grasse - il doit y avoir une bonne centaine de documents déposés à l'Ensad sur ce sujet...


mercredi 31 octobre 2018

Mobilier de Réinstallation // Saint-Lo 2019



Elisabeth Marie, conservatrice déléguée des antiquités et objets d’art (CDAO) du Conseil départemental de la Manche, et Robert Blaizeau, directeur du musée de Saint-Lô, réalisent actuellement un travail de recherche qui prolonge et complète le défrichage mené au Havre sur les logements dans la Reconstruction. Ils se plongent avec un plaisir évident dans ce moment de naissance du design et montent une impressionnante collection, tout en déployant la rigueur nécessaire à une sérieuse mise en mémoire en relation avec les données du territoire. Cette mémoire est celle de la Normandie dans son paysage "moderne" et "reconstruit", celui des villes et villages détruits par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. C'est un patrimoine longtemps resté invisible car il a été effacé par le "trauma" d'un événement violent et complexe, où l'invention de la société à venir (encore actuelle) jouxte un brutal effacement, où - plus terrible encore - celui qui vous détruit est aussi celui qui vous libère.

Pour comprendre ce moment déterminant dans notre histoire, ces chercheurs de la Manche se concentrent sur les objets quotidiens des habitats d'urgence et sur les logements de la Reconstruction : architecture, mobilier, ustensiles de cuisine et divers appareils domestiques... C'est un travail de médiation et de valorisation qui a débuté au début des années 2010 (Meubles de réinstallation 1944 // René Gabriel 2/2) dans un certain anonymat. Il attire désormais la télévision régionale qui vient d'y consacrer une série de reportages intitulée L'architecture de la reconstruction mal aimée en Normandie ? Tout ceci va aboutir sur un ouvrage qui fera date, La reconstruction dans la Manche (1944-1964) accompagné d'une exposition permanente dans le musée de Saint-Lô. Ce sera en 2019.

Ci-dessous, pour mémoire, les plans des "meubles de réinstallation" de René Gabriel adoptés par le service des Constructions provisoires en avril 1944, et les photographies prises très probablement lors d'une présentation dans la "pré-exposition de la Reconstruction" confiée en 1945 au Commissariat général du Salon des arts ménagers, organe associé au CNRS (cf AN-Pierrefitte fonds CNRS 20040397/1-20040397/4).  On y découvre deux ensembles que connaissent tous les Normands, et plus généralement les habitants des régions françaises sinistrées par la guerre : la salle à manger avec le buffet-vaisselier V.150, la table T.151 et les chaises gigognes A.153, la chambre avec le lit n°155 et l'armoire S.154 avec sa variante I (6 caissons sur portes, 3 caissons latéraux) et sa variante II (3 caissons sur l'ensemble).

vendredi 16 juin 2017

Eric Touchaleaume // utopie plastic




Suite à une récente rencontre, dans la bonne humeur et l'émulation, avec Eric Touchaleaume - officiellement galeriste, mais en réalité aventurier et défricheur connu pour ses multiples découvertes dans les domaines du design et de l'architecture du Mouvement moderne, ainsi que pour son travail de restauration de l'Hôtel Martel, rue Mallet-Stevens - j'ai été heureux d'apprendre l'ouverture d'une exposition qu'il prépare en ce moment même à Marseille, avec son fils Elliot, sur la FRICHE DE L’ESCALETTE - Parc de sculptures et d’architectures légères (friche-escalette.com) : Utopie plastic. Pendant les deux mois d'été à venir, les visiteurs pourront découvrir trois modèles exemplaires d'habitation en plastique : La Futuro house de Matti Suuronen (1968), la Bulle six coques de Jean-Benjamin Maneval (1968) et l'Hexacube de Georges Candilis (1972) ; il sera également possible de suivre, en direct, le délicat travail de restauration d'une de ces maisons, et d'entrer pour découvrir quelques exemples remarquables de mobilier plastique. Les chanceux lecteurs de l'Art utile pouvant se déplacer jusqu'à Marseille seront les bienvenus à l'inauguration, le 23 juin à partir de 17 heures.

Une évidence raccorde ces projets de "science fiction" à la modernité d'après-guerre, quand il s'agissait de créer un habitat économique en s'ouvrant à tous les moyens techniques possibles. Le ton n'est cependant plus celui du minimum normatif, plutôt psychorigide, que dictait l'urgence. Dans les années 1960, la recherche est celle d'une "alternative", des vacances ouvrant à la libération des individus et des mœurs... S'il fallait trouver un point d'origine à ces maisons en apesanteur, dont l'âge d'or se situe entre 1968 et 1973, il faut aussi se tourner vers les hippies... C'est pourquoi je vous propose de replonger ci-dessous chez les grands ancêtres des Zadistes, architectes libre-penseurs et "artistes récupérateurs", grâce à un article publié dans la très officielle Architecture d'aujourd'hui, en décembre 1968 (pp.82-84), entièrement consacré à la communauté de Drop City, Colorado (wiki). Belle époque, où l'alternative ne consistait pas à revenir le plus en arrière possible, mais au contraire à trouver dans un passé proche l'autre façon d'inventer l'avenir...


lundi 20 février 2017

Bauhaus // réception française en 1930



L'exposition du Musée des arts décoratifs sur le Bauhaus prend fin le 26 février 2017 (La Fabrique de l'histoire // France culture). Elle porte sur " l'esprit du Bauhaus ". On y redécouvre le Walter Gropius de 1919 avec, en figure de proue, son mythe du bâtisseur de cathédrale. L'urbaniste-architecte-artiste-enseignant s'est approprié ce rôle en devenant chef d'orchestre de multiples corps de métier. L'exposition montre très bien cette diversité d'approche. Elle est splendide, éblouissante, inépuisable par la diversité de son contenu. Un " utilitariste " aurait toutefois préféré un travail sur la " réception " du Bauhaus plutôt que sur son esprit. Car l'histoire des vainqueurs doit s'écrire sous le regard des perdants, sinon elle n'est plus que de la propagande. En effet, la réception permet de conscientiser le choix des supports et des commentaires en nous indiquant, par répercussion, par l'extériorité même du regard, les " esprits " du temps et du lieu selon " l’œil " d'un individu autre ou d'un groupe ayant des intérêts divergents (un " œil " qui va s'identifier en miroir). En considérant ce principe, on trouve que le Bauhaus millésime 2017 répond trop à l'imaginaire-propagande de 2017 : le démiurge du Bauhaus est excessivement conforme à la vision du design dans notre espace-temps mondialisé, celui où un pseudo-créateur se place devant un écran, procrastine sur la toile et imagine des " choses "; certes, c'est relativement moins creux que le pseudo-consommateur qui " surfe " dans des " trucs " pour les acheter, mais l'un comme l'autre ignorent le " système " de " matérialisation " de ces " choses ". Personne n'y regarde de trop près, chacun préfère se concentrer sur l'acte de créa-consommation en oubliant toute la chaîne qui conduit la " chose " jusque chez soi, de la production à la réception. L'exposition permet donc de comprendre une différence essentielle : au commencement du Bauhaus était une volonté d'abolir la distance création-production-réception. Depuis, nous avons suivi le chemin inverse, beaucoup beaucoup de chemin... Pour le voir, il faut étudier la réception du Bauhaus, constater qu'il est presque ignoré avant 1929. C'est seulement en 1930 qu'il est invité à participer au Salon des Artistes décorateurs pour combler un autre " vide ", celui des membres de l'UAM. C'est la deuxième rencontre franco-germanique après celle 1910 (Deutsche Werkstätten // Salon d'automne). Mais, en 1930, le Bauhaus a lui-même déjà beaucoup changé. Ci-dessous, les illustrations et l'article un peu confus d'André Salmon publié dans Art et décoration. qui décrit ainsi l'Allemagne, " pays où le faux pas d'un passant donne le moins à rire ou pas du tout ." Mais une autre critique est plus incisive et profonde, elle a été découverte par Yvonne Brunhammer en 1990 (cf Art utile // Biblio) : il s'agit d'un texte de Pierre Lavedan publié dans L'Architecture qui évoque la " belle caserne en acier " de M. Gropius avec ses " cellules propres, nettes et engageantes comme le cabinet du dentiste ". J'ai reproduit l'intégralité du texte. Il est parfait, terrible, cinglant, extraordinaire, surtout aujourd'hui où le purisme de l'ultime Bauhaus envahit chaque millimètre et chaque seconde de notre quotidien. Tant de contrition, et ceci sans le moindre besoin de religion ! Pertinentes, aussi, ces phrases sur l'art et l'utile.

mardi 28 juin 2016

Reynold Arnould // mécanisation lyrique

Chloé regardant Cracking Port-Jérôme, série "Forces et rythmes de l'industrie", Reynold Arnould, 1958-1959, fonds MuMa Le Havre 







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Quelques photographies d'une exposition de l'Appartement témoin Perret annonçant notre départ du Havre... On y découvre une figure majeure du changement dans la Seconde École de Paris : Reynold Arnould (1919-1980). Il vient boucler un cycle ouvert par Alfred Manessier (Alfred Manessier // Appartement témoin), celui de la génération Reconstruction, inspirée par un humanisme catholique et un espoir de vérité supra-sensible. La transition figuratif-abstrait peut paraître du même ordre chez Reynold Arnould, mais lui appartient à la génération suivante, calibrée par l'Expo 58. La déréalisation des lignes et couleurs ne se situe plus dans l'hypothèse d'une vérité géométrique de la Nature ou de l'émotion, mais elle dévie vers une croyance en la machine. "La mécanisation prend les commandes", à la place de Dieu. De l'art pour les futurs Cybernautes, Cybermen, transhumanistes et autres technophiles. Ce qui était une conséquence des méthodes de production devient une fin esthétique, une idéologie. Même la peinture sur toile, si libre dans ses possibilités d'expression, se dresse, s'ordonne, se rythme, pour figurer la force du Nouveau Dieu. Né au Havre, Reynold Arnould voyage en Amérique. Il croit en la beauté industrielle, au premier degré. Il va rejoindre, par la droite patronale (du Destin Manifeste et du Streamlining), ce que les bolcheviques ont inventé à l’autre extrémité, l'apologie productiviste de la gauche sociale (de Lyssenko et du Constructivisme). Dans l'Exposition Forces et rythmes de l'industrie, que Reynold Arnould organise à Paris en 1959, pour le Musée des Arts décoratifs, ses titres rejoignent ceux de Varvara Stepanova lorsqu'elle travaille pour Rodtchenko : elle choisit Électrification, Industrie, Défrichage... lui choisira Usinage, Calcination, Cracking, Derrick, Forer, Vilebrequin, Extraction,... une école picturale du pétrole et des moteurs dont la violence lyrique annonce la fin de la reconstruction européenne et la naissance d'un mythe atlantiste, l'effacement du "luxe pour tous" et l'hégémonie de la "culture de masse". Qui parle de "culture pop'" ? Personne, espérons-le : la machine n'est belle qu'aux yeux des patrons d'industrie. Ce sont des tableaux pour chefs de bureaux. Pour d'autres, admirer une machine, c'est être renvoyé à sa condition d'esclave, condamné à vénérer ses propres chaînes : c'est une souffrance, une beauté pour les sado-masochistes...
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lundi 22 juin 2015

Exposition 2015 // René Gabriel


L'Appartement témoin aménagé pour l'exposition "René Gabriel" suivant son indication : "harmonie blanc, orange, rouille" (fonds RG - 031/044)

Le 4 juillet à 11h : inauguration de l'exposition sur René Gabriel, à la Maison du patrimoine du Havre. Toujours la même équipe en action, à mes côtés, me soutenant, me supportant : Denis Bréault et son fils, Quentin, à la manœuvre, Elisabeth Chauvin, aux commandes, Patricia Dubuc, à l'accueil, et ce très cher complice, Eric Garzena, à l'arrière cette fois. Je ne vais pas faire semblant d'être optimiste car rien ne s'y prête. Malgré tout, cet aménagement semble être le plus beau (il succède à d'autres expositions sur Marcel Gascoin et sur Jacques Hitier, qui ne sont pas des moindres dans mon souvenir). Il y a pourtant un supplément d'âme chez le père spirituel de la « modernité sociale ». Sans un compromis, c'est franciscain, avec quelque-chose d'ancestral. Il se dégage une esthétique terreuse, méditerranéenne, atavique, immédiatement sensible dans les tons dominants, les bois bruts, les céramiques, la tapisserie, substrat aride sur lequel poussent trois plantes vertes. Voici le plein été où la terre grise affleure entre les touffes d'herbes racornies et, avec elle, la paille jaune, le bois sec, la sieste du chasseur. Une inquiétude : pas le moindre bruit, aucun grillon à l'horizon. Il y a quelque chose de lourd qui survit dans cette ambiance brûlante, comme si un Grand Ancien - peut-être Cthulhu lui-même - restait tapi sous le parquet. Oui, l'été, c'est aussi la saison où l'on découvre les agarics des trottoirs nés dans les profondeurs de la terre, poussant sous le gravier ou le bitume, dans l'absence de lumière, pour jeter leurs spores dans le soleil de juillet (avant qu'une foule aveugle ne les piétine). Il semblerait que l'avenir appartienne toujours aux générations suivantes. Les « rhizomes » de Deleuze ne sont que du mycélium, ses « dehors » des sporophores. Tout est lent, épais, résistant, du moins tout ce qui cache la véritable nouveauté, l'univers à venir, l'air libre. Un changement s'annonce, il n'a pas encore adopté une forme précise.

July 4 at 11 am: opening of the exhibition on René Gabriel at the Heritage House of Le Havre. Always the same team in action, at my side, supporting me, supporting me, Denis Breault and his son, Quentin, maneuvering, Elisabeth Chauvin, in charge, Patricia Dubuc, hospitality, and very expensive accomplice, Eric Garzena, behind this front. I will not pretend to be optimistic because nothing is right. Nevertheless, this development seems to be the best (there follows other exhibitions about Marcel Gascoin or Jacques Hitier, not least in my memory). Yet there is more soul in the spiritual father of the "social modernity." Without a compromise, it is Franciscan, with some-thing ancestral. It emanates an earthy aesthetic, Mediterranean, atavistic immediately noticeable in the dominant tones, raw wood, ceramics, tapestry, dry substrate on which grow lean plants. Here is the summer when the gray earth flush between clumps of shriveled grass and, with it, the straw, dry wood, the nap of the hunter. One concern: no noise, no cricket on the horizon. There is something heavy that survives in this burning atmosphere, as if an Ancient - perhaps Cthulhu himself - remained crouched under the floor. Yes, summer is also the season where we discover sidewalks agarics born in the depths of the earth, growing under gravel or asphalt, in the absence of light, to shed their spores in July sun (before a blind crowd tramples). It seems that the future still belongs to future generations. The "rhizomes" of Deleuze are only a mycelium, its "outside" are sporophores. Everything is slow, thick, strong, at least all that hides the real novelty, the coming universe, outdoors. A change is coming, it has not yet adopted a specific form.

lundi 13 octobre 2014

Exposition 2014 // Habitat provisoire 02


Retour sur l'exposition "Habitat provisoire - la vie quotidienne après 1944" car elle ne reste visible dans l'Atelier Perret que seulement deux petites semaines. Après un premier volet consacré au montage du baraquement (Exposition 2014 // Habitat provisoire 01), nous en proposons donc un second ayant pour sujet le mobilier. Les amateurs du genre ne seront pas déçus car ils retrouveront René Gabriel derrière cette sobre façade avec quelques pièces rarissimes : des variantes de la salle en série 120 (buffet 120, table 121, chaise 123) et l'inédite chambrée de réinstallation (armoire 154, lit 155, chevet). Ces meubles sont moins célèbres que la fameuse salle à manger de "réinstallation" (Meubles d'urgence // René Gabriel) ou que la chaise avec caillebotis, très recherchée depuis qu'elle a été publiée sur ce blog (René Gabriel // chaise économique)... Signalons enfin que la plupart des modèles exposés, contrairement aux types, n'ont pas été édités en très grande série et ont dessinés auparavant, en 1941, quand René Gabriel travaille pour le Service des constructions provisoires à destination des sinistrés de la "première reconstruction" (après l'invasion allemande). Comme beaucoup, René Gabriel reste actif hors des salons mais il va disparaître après la fin de la ligne de démarcation (novembre 1942). Il ne reviendra qu'au tout début de l'année 1944 pour présenter ces derniers modèles, attentant la seconde reconstruction, celle qui doit suivre le débarquement et la Libération...

Come Back to the exhibition "temporary house - daily life since 1944" because it remains visible in the Perret workshop only two short weeks. After a first part dedicated to the assembly of the barracks (temporary house Expo 2014), we propose a second message about furniture. Fans of this will not be disappointed because they find René Gabriel behind this sober façade with some rare pieces: the room variants of series 120 (Buffet n°120, table n°121, seat n°123) and the unprecedented resettlement chambered (cabinet n°154, bed n°155, bedside). This furniture is less famous than the dining room of "resettlement" (cf. Gabriel // emergency Furniture) or the chair with slatted highly sought since it was published on this blog (cf. Gabriel // chair Economic) ... finally noted that most of the models on display, unlike the guys, have not been published in great series and have drawn before, in 1941, when René Gabriel works for the Department of temporary buildings to disaster victims "first reconstruction" (after the German invasion). Like many, René Gabriel remains active but it will disappear after the end of the line (in November 1942). And will come at the very beginning of 1944 to present the latest models, attentant the second reconstruction, which must follow the landing and Liberation ...

mercredi 15 janvier 2014

Pierre Pigaglio // les céramiques d'Eric (1/2)

une vingtaine de céramiques de Pierre Pigaglio, la collection GG

Référence nécessaire au feu pendant les grands froids, la Maison du Patrimoine du Havre accueille des céramistes de mi-janvier à mi-février. Premier événement en 2014 : Pierre Pigaglio. Pour ce personnage, la part de mystère domine encore, à l'exception des informations circulant à Saint-Amand-en-Puisaye (grespuisaye.fr // Pigaglio), avec une photographie collective (grespuisaye.fr // Maubrou) et une date de naissance : 1913. Pierre Pigaglio s'y est installé de 1942~44 à 1947~50 en reprenant l'Atelier de Jean Maubrou et son tourneur, Camille Gendras. Ajoutons que l'Atelier accueille et forme, de décembre 1945 à décembre 1946, Jean Derval. S'il semble difficile de détricoter les rôles de chacun dans le quatuor Pigaglio-Maubrou-Derval-Gendras, on peut observer des variances suivant les signatures : les pièces uniquement marquées "PPigaglio" sont ultra-sobres ; quand s'ajoute "D" ou "Derval", elles sont lourdement ornementées ; quant au "PMP" (Pierre Pigaglio-Maubrou), il apparaît presque systématiquement et accompagne les nappages travaillés où se retrouvent les recettes de Maubrou, émaux dans un rouge de cuivre tournant vers le turquoise ou dans un blanc crème plus ou moins cristallisé. Au tourneur la fabrication, au maître les nappages, à l'apprenti les ornements ! Quant à Pigaglio, il impose ses formes. Son arrivée dans cet atelier est immédiatement remarquée par sa production atteignant une simplicité extrême, un moment où les modèles vernaculaires de la tradition potière renaissent en étant épurés, remodelés, "modernisés" - coupe, coupelle, assiette, vase, pichet, bonbonnière, bougeoir, pied de lampe, service à liqueur, etc. -, créant un instant identifiable entre la pièce unique et la production de masse, atténuant les débordements décoratifs de l'Art déco pour réintroduire l'utilitaire. Les critères du "style Reconstruction" s'y retrouvent donc, montrant qu'ils touchent la céramique au même titre que l'architecture et l'ameublement... Voilà l'explication de l'omniprésence de Pierre Pigaglio aux salons de la Société des artistes décorateurs de 1945 à 1949, à l'Exposition internationale de l'urbanisme et de l'habitation (Paris) et à l'Exposition itinérante La céramique française contemporaine (Vienne, Baden-Baden, Berlin) en 1947. Dans le catalogue de Vienne, Renée Moutard-Uldry résume ainsi la situation : "Indiquons deux aspects assez différents en pleine et juvénile évolution de la céramique française. Nous pensons d'abord aux oeuvres inspirées ou vivifiées par des traditions régionalistes et se réclamant de la poterie populaire (Pigaglio, Madoura, Roulot, Blouzard). Enfin, une tendance nouvelle semble prendre, ces dernières années, une importance particulière : des artistes (Pouchot, Jouve, Lenoble, les 4 Potiers, Carbonell, Chevallier [s'ajouteront Callis et Derval]) renonçant au tour, préfèrent modeler ou sculpter la terre, créant ainsi des oeuvres d'un caractère nettement décoratif..." Les créateurs du modernisme social s'orientent évidement vers la première tendance, on retrouve donc Pierre Pigaglio dans les stands et boutiques de René Gabriel, Marcel Gascoin, Landault et Mortier jusqu'au début des années 1950 ; il est encore cité et illustré dans l'ouvrage de Michel Faré, La céramique française contemporaine en 1953 : "Dans ce même village [Saint-Amand-en-Puisaye], Pierre Picaglio [sic] réussit à résoudre le difficile problème d'une production artistique qui soit assez abondante pour répondre à toutes les demandes." Puis il disparaît brutalement du paysage, étouffé par la vague néo-moderniste des "Dubrocq" ! Malheureusement, quand le brutalisme refait la mode dans les années 1960, Pigaglio n'apparaît plus, une absence notoire en 1962 quand le Musée des Arts décoratifs présente les Maîtres potiers contemporains où il est juste cité comme un ancien collaborateur de Jean Derval... 3ème version 09 fév. - merci à Patrick Favardin et grespusaye.fr

A Fire reference necessary during cold weather , the "Maison du patrimoine" in Le Havre host ceramists in January-February ... First event , 2014 : Pierre Pigaglio . Let us in the introduction that the potters are singular artists who, like cooks and magicians are organized by families are transmitted secrets "recipes ", " cooking ", " wheel " , " kiln " sometimes even " factory ".  Pierre Pigaglio (born 1913) , mysterious ceramist installed 1942 /44 to 1947/50 in Saint-Amand-en-Puisaye (cf. grespuisaye.fr ) is very prestigious lineage : he moved into the Jean Maubrou factory , student of Edmond Lachenal , itself formed by Théodore Deck ! Let us add that everyone knows : Pierre Pigaglio was master of Jean Derval . Why this long lines ? Because potters cannot ignore that transmission is at the origin of invention, material leaves know that rubbing it, experience ca not be limited to words of writings or pictures because it lies only in the action. That said, here are some pictures of the GG Collection where we can see how the pottery tradition can be reshaped : cut, cup , vase, pitcher , candy box , candle holder, lamp base , liquor flask. The works are all signed Pigaglio & Maubrou with a suggestive " PMP " and / or " PPigaglio " sometimes "D" is added to indicate the intervention of Derval in decoration. Everything is in a erthenware- white to dark brown ware with occasional thin traces found pyrite.On brand Maubrou the work surface of the parts , especially on small cuts in enamel glazes with the red copper turning to turquoise, cream and more or less crystallized. But Pierre Pigaglio mainly by the extreme simplicity of its style , the potter accompanying René Gabriel , Marcel Gascoin or Roger Landault from 1945 to 1950, creating an identifiable moment between precious splendor of Art Deco and modernist style demonstrations of 1950 , between the single room and mass production - the characters of " Reconstruction style " that affects the ceramic as well as architecture and furnishings ...


jeudi 20 juin 2013

Exposition 2013 // Jacques Hitier




Samedi 29 juin, à 11h, dans l'Atelier Perret (place Auguste-Perret), soyez les bienvenu-e-s à l'inauguration de l'exposition consacrée à Jacques Hitier. Bien qu'il travaille le métal et puisse être considéré comme un designer (en tant que dessinateur pour l'industrie), Jacques Hitier mérite sa place parmi les grands "créateurs" de la reconstruction, aux côtés de René Gabriel et de Marcel Gascoin. Il appartient au cercle de ceux qui cherchent alors à concillier l'humain, l'utile, le sensible, avec l'efficacité d'une production "en série", matériellement accessible. A voir, donc ! Les Havrais, et autres amateurs de paquebots, aimeront découvrir au passage ses projets pour le France et surtout l'inévitable chaise pliante Tubauto (chaise pliante // Jacques Hitier), que l'on trouvait sur les ponts des transatlantiques et - après être malencontreusement tombée du bateau - sur les terrasses des appartements modernes du Havre ... Annoncée dès janvier par la galerie Cube rouge à l'occasion de la publication de la monographie, voici donc la première exposition consacrée à Jacques Hitier avec de nombreux dessins originaux et meubles personnels (aimablement prêtés par sa famille) accompagnés de quelques pièces de la collection gg. L'ameublement est déjà en scène dans l'Appartement témoin Perret : ci-avant et ci-après, les photographies de Carole Daprey (facebook).

mercredi 1 mai 2013

Pascal Quignard // L'enfance

"Trottoirs couverts" de la rue de Paris en construction, fonds Esdras-Gosse, Bibliothèque municipale du Havre

Ces derniers jours, Pascal Quignard était au Havre pour un colloque consacré à son oeuvre (les lieux de Pascal Quignard). Agnès, Chantal, Jean-Louis et des meutes d'autres quignardiens-nes allaient et venaient dans les rues de la ville. Pourquoi ? Pascal Quignard a tout simplement passé son enfance au Havre mais nous pouvons aller plus loin car ses parents figuraient parmi les premiers occupants des immeubles construits par l'Atelier d'Auguste Perret. Ils résidaient au 86 rue Bernardin-de-Saint-Pierre dans un logement exactement identique à notre Appartement témoin Perret. Après Annie Ernaux // Les années, un autre point de rencontre avec Pascal Quignard // L'enfance. Il arrive à l'âge de deux ans, en 1950, puis repart à dix, en 1958 : "La fenêtre donnait sur le port du Havre. C’étaient des ruines, des abeilles, des quais, c’étaient aussi des sirènes. J’avais six ans. Je lisais les contes et les légendes et mes pieds reposaient sur un petit établi de bois jaune devant la fenêtre qui donnait sur la mer ou plutôt sur la bourrasque grise perpétuelle. C’était ce que dans mon enfance, je m’en souviens encore, on appelait la mer." Il voit, mémorise, décrit une ville dans les ruines, la pluie, le vent, les rats et surtout la mer, celle dessinée par Taylor et Nodier, celle où sévit immanquablement la tempête. Ce n'est pas notre plage contemporaine, cette triste mer d'huile lisse comme de la crème solaire, ce n'est pas non plus une image des romantiques, c'est un surgissement de son enfance : une eau noire écumante qui sent le départ et ses dangers, une impulsion qui nous pousse vers le dehors, l'ailleurs, l'au-delà, l'origine. Pour atteindre ce lieu, il n'y a pas de reconstruction mais seulement des gravats. Pour en savoir plus, en attendant la publication des actes : une exposition à la Maison du patrimoine, un livre (Pascal Quignard une enfance havraise) et une visite guidée, les dimanches 5 et 12 mai à 15h...

These last two days, Pascal Quignard was in Le Havre for a conference on his work. Agnes, Chantal, Jean-Louis and other quignardians came in the streets of our city. Why? Pascal Quignard spent his childhood in Le Havre, but we can go further because her parents were among the first occupants of buildings constructed by Auguste Perret. They lived at 86 rue Bernardin de Saint-Pierre in exactly the same our model apartment. After Annie Ernaux, another meeting point with another author, Pascal Quignard. He arrives at two years old in 1950, then leaves at ten in 1958: "The window overlooking the port of Le Havre. They were ruins, tugboats, docks, they were also sirens.. I was six years old. I read the stories and legends and my feet rested on a small wooden desk painted yellow in front of the window overlooking the sea or rather the perpetual gray storm. It was this name, in my childhood, I still remember, the Sea" He sees, stores, describes a city in ruins, rain, wind, rats, and especially the sea, that one drawn by Taylor and Nodier, where inevitably in the storm rages. It's not our contemporary beach this sad sea oil slick like sunscreen, it's not a romantic picture, it is a surge of his childhood: a frothing black water that smells departure and its dangers, an impulse that drives us towards the outside, the other hand, beyond the origin. To reach this place, there is no reconstruction but only rubble. For more information: an exhibition at the Tourist Office (Place Auguste Perret, Le Havre), a book (Pascal Quignard, childhood in Le Havre) and a guided tour May 5 and 12...

dimanche 10 mars 2013

Jacques Hitier // appartement témoin



Très heureux de présenter le premier épisode de l''exposition Jacques Hitier dans l'Appartement témoin Perret au Havre, en complément de la sortie de la monographie Jacques Hitier - modernité industrielle publiée aux éditions Piqpoq. Les plus pressés peuvent déjà y découvrir quelques meubles prêtés par la famille, la galerie Cube rouge ou venant des collections GG et CD (j'ai effectué la muséographie avec l'aide très précieuse de mes habituels complices : Denis Bréaut, Elisabeth Chauvin et Eric Garzena). Pour l'instant, l'aménagement se limite à l'appartement mais, fin juin, elle entrera également dans la maison du patrimoine, avec les gouaches des ensembles les plus emblématiques, pour une inauguration officielle. En attendant, voici les premières photographies...

Very pleased to present the first episode of the exhibition ''Jacques Hitier in Auguste Perret model apartment", Le Havre, in addition to the  new monograph Jacques Hitier - modernité industrielle, Piqpoq editions. We can already discover some furniture lent by the family, the "Cube Rouge" antiques and privates collections GG and CD (I made scenography with the invaluable assistance of my usual accomplices Denis Bréaut, Elisabeth Chauvin and Eric Garzena). Now, development is limited to the apartment, but, it will also come in the "Maison du patrimoine"  in June, with gouaches of the most iconic furniture for an official opening. In the meantime, here are first photos ...

dimanche 13 janvier 2013

Jacques Hitier // Cube Rouge



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Exposition jusque fin février à la galerie Le Cube Rouge - Deux adresses : galerie au 11 rue Lalande, 75014 Paris (à 11 mètres de la rue Daguerre Métro Denfert Rochereau) et exposition dans l'annexe, 11 rue Ernest Cresson.

Exhibition, until the end of February, at "Le Cube Rouge" - Two addresses: the gallery; at 11 rue Lalande, 75014 Paris (Métro Denfert Rochereau) and exposure in the showroom, 11 rue Ernest Cresson.


jeudi 3 novembre 2011

Alfred Manessier // Appartement témoin

vestibule : Petit paysage néerlandais, 1955, huile sur toile, 73 x 43.5 cm, coll. particulière
via Ville d'art et d'histoire © Patrice Le Bris

"Dans l'intimité du peintre Alfred Manessier. Les années de reconstruction (1945-1964)" - l'exposition est déjà en situation au Havre. Alfred Manessier apparait donc dans l'appartement témoin Perret aux côtés des meubles de Marcel Gascoin. En exclusivité, voici l'exposition photographiée par Patrice Le Bris pour le service ville d'art et d'histoire - Unesco.

"Private life of the painter Alfred Manessier. Reconstruction period (1945-1964)" - the exhibition is in position now. Alfred Manessier appears in Appartement témoin Perret (le Havre), alongside Marcel Gascoin furniture. Exclusively, the exhibition is photographed by Patrice Le Bris.

mardi 11 octobre 2011

Exposition 2011 // Marcel Gascoin


Les blogs parlent de l’exposition Marcel Gascoin dans l’Appartement témoin Perret. On peut encore jouer aux statistiques et aux images picorées le long de la toile : sur Google-blog, l’entrée « Marcel Gascoin » offre ainsi 2 800 résultats. Pas mal. Voici ce spécialiste de l’aménagement de la maison se retrouvant plongé dans l’actualité internet, plus de cinquante ans écoulés. Un voyage dans ces blogs offre surtout quelques photographies de l’exposition (plus que) réussies.

Blogs talk about the exhibition Marcel Gascoin in the Appartement témoin Perret. We can still play statistics and pictures plundering along the web: entry "Marcel Gascoin" on Google blog offers 2800 results. Not so bad. Here's specialist home improvement find themselves immersed in the news internet, more than fifty years elapsed. A journey through these blogs offer above some photographs of the exhibition (very) successful.