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jeudi 20 septembre 2018

René Gabriel // avant-première 6 octobre


La sortie du livre sur René Gabriel se fera en "avant-première" le 6 octobre. Tout d'abord, de 16H à 18H dans la librairie d'Artcurial lors d'une séance de signatures. Il faut remercier chaleureusement Emmanuel Bérard, directeur associé et responsable du département design, ainsi que Cécile Tajan du département Art déco (auteure d'un ouvrage récent sur l'UAM) qui ont proposé de présenter le livre et quelques meubles dans l'hôtel particulier de la célèbre maison de vente, à l’angle du Rond-Point des Champs-Elysées et de l’avenue Montaigne  (7 Rond-Point des Champs-Élysées, 8ème arr.).
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La séance se prolongera entre 19H et 21H au Cube Rouge ( 270 Boulevard Raspail, 14ème arr.), face à la Fondation Cartier. Une fois encore, je remercie Jérôme Godin qui nous accompagne depuis le début dans la redécouverte des premiers designers français.
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Pour motiver les futurs lecteurs, il faut en dire plus sur René Gabriel. Les découvertes concernant sa jeunesse sont nombreuses et sa vie finit par ressembler à un roman d'aventure, à chacun d'en retrouver les chapitres et de les imaginer à l'aide des illustrations... Commençons par son prénom, René, patron des sabotiers, profession exercée par son père qu'il prolonge dans l'utilisation du bois blanc, matériau léger, robuste et économique qui entre dans la fabrication des sabots ! Mais le créateur s’intéresse tout autant aux tissus, poursuivant le travail domestique de sa mère... Cette enfance vécue dans une famille modeste de la banlieue parisienne va l'inspirer, lui donnant une énergie créatrice formidable. Il réussit ses études, les achève à l'ENSAD et devient un "transclasse". C'est alors qu'il se plonge dans son époque et se forme dans le renouveau de l'opérette avec Albert Willemetz, entre dans les "cabarets" avec Mistinguett, pénètre dans le théâtre avec Louis Jouvet, et, évidement, débute sa carrière dans l'architecture et le mobilier aux côtés de Mallet-Stevens et de Francis Jourdain... Tout ceci dans une modestie et une discrétion très franciscaine...

En regardant sa jeunesse, on comprend mieux son rôle de précurseur dans l'histoire du design français,  "des arts décoratifs à la Reconstruction". Avant même l'exposition des "Arts déco", alors qu'il a juste 25 ans, René Gabriel a fait le tour des créations de son temps et va chercher à les dépasser. La suite de l'histoire est détaillée dans le livre et relate le combat qu'il mène pour imposer les principes d'un design démocratique dans le "pays du luxe", bien avant que cette discipline ne s'impose à travers le monde. La fin est un peu triste puisqu'il meurt trop tôt pour se réjouir de la victoire de ses idées, trop jeune pour comprendre son rôle de visionnaire... La génération suivante bénéficiera de ses travaux, enrôlée par Marcel Gascoin ; et ce sont leurs élèves qui formeront la "troisième génération" des modernes (la dernière...) et récolteront reconnaissances et récompenses, parmi lesquelles figure en bonne place le prix René-Gabriel... Qui s'en souvient ?



lundi 27 août 2018

René Gabriel // à paraître chez Norma




On y arrive ! Le 19 octobre sera disponible en librairie René Gabriel, aux éditions Norma. Le résumé en quatrième de couverture est tout juste stabilisé, le voici :

« Précurseur du design, René Gabriel (1899-1950) débute en se revendiquant " dominotier " puis s'impose en tant qu'artiste décorateur dans la plupart des Salons et des expositions internationales de l’entre-deux-guerres.

La découverte de plusieurs milliers de ses dessins, conservés à l’École nationale supérieure des arts décoratifs où il enseignait, permet de bien saisir l'étendue de l'oeuvre de ce créateur singulier qui s'intéressait à tous les objets du quotidien : mobilier, papier-peint, tissu, vaisselle, tapis, mais aussi architecture, illustration, scénographie, publicité...

Adepte du bois, ce fervent défenseur d’un mobilier pour tous s'est illustré au moment de la Reconstruction en inventant de nombreux modèles pour les sinistrés et en établissant des liens étroits avec l’industrie. Cet engagement lui vaut une très large reconnaissance, couronnée par le " Prix René-Gabriel " qui va récompenser les plus grands designers, tels Marcel Gascoin, Pierre Guariche et Michel Boyer.

Pierre Gencey, spécialiste de la Reconstruction et des années 50, a été en charge de la programmation de l'Appartement témoin Perret, au Havre. Il est l'auteur de nombreux articles et de livres, notamment Jacques Hitier et Marcel Gascoin, parus aux Éditions Piqpoq. »

Ci-après, le sommaire et quelques pages en exclusivité... Pour le plaisir d'apercevoir le travail de graphiste de mon amie Carole Daprey (l'éditrice de Piqpoq, venue pour l'occasion chez Norma).


vendredi 25 septembre 2015

Yvan delemontey // reconstruire la France

Yvan Delemontey, Reconstruire la France. L' aventure du béton assemblé 1940-1955, éditions de la Villette, 2015

Cet ouvrage relate l'aventure de l'architecture au moment où celle-ci passe de l'artisanat à l'industrie, depuis la production en série "à pied d'oeuvre" jusqu'à la préfabrication de masse en usine. Le tout est analysé sous l'angle matériel de la construction et non comme une épopée spirituelle. C'est ainsi que l'auteur aborde sans complexe la manière dont la théorie fonctionnaliste et mécaniste moderne se fait happer par la logique des BTP. L'architecture de Corbu, Lods, Perret est moins présente que l'entreprise Mopin, Thireau-Morel ou Camus, les doctrines modernes se fixant dans des procédés techniques et des règlements administratifs. Suivant cette approche par assimilation, on constate que l'architecture connaît la même histoire que l'ameublement : les dates sont identiques, les mutations aussi, les logiques économiques et politiques coïncident. Résumons-les. Après une phase juridique pendant laquelle les idées modernes sont lissées et diffusées (sous l'Occupation), les chantiers expérimentaux se multiplient et marquent un moment exceptionnel d'émulation entre ingénieurs et architectes (pendant la reconstruction) puis, vers le milieu des années 1950, survient un basculement. Si une certaine variété formelle continue à s'afficher, la diversité technique et la finalité morale s'amenuisent à mesure que l'économie porte de plus en plus sur la main d'oeuvre. La conclusion tombe sur un élan moderne figé dans la rationalisation économique et la tradition esthétique. Cette interprétation historique revient à évoquer le passage du "projet moderne" au "style moderniste", ce qui se lit plus facilement dans l'ameublement (Henri Lancel // Lévitan). Sans doute les créateurs de meubles assument mieux cette transition car ils sont habitués à se faire traiter de "dessinateurs", "modistes", "stylistes" ou "moderniste" alors que la plupart des architectes se revendiquent encore des "arts majeurs", même s'ils sont ‑ depuis lors ‑ à la botte de l'industrie. Il faudrait aujourd'hui oublier le mot "architecte" et parler de "designer de bâtiment", pour s'obliger à faire le deuil d'une certaine modernité ou (ce que je souhaite de tout cœur) à se ressaisir et à reprendre position.

Whereas for years, this book recounts an adventure when architecture passes from craft to industry, production "on site" to mass prefabrication factory. Everything is analyzed in terms of construction and not a silly spiritual epic leading to the current highs. Thus the author unashamedly discusses how the functionalist theory and modern mechanist is caught up by the logic of construction. The architecture of Corbu, Prouvé, Perret is less present than Mopin, Thireau-Morel or Camus enterprises, modern doctrines freezing processes in technical and administrative regulations (still valid). In its receipt, architecture knows the same story as furniture: the dates are the same, mutations also, economic and political logics coincide. Summarize them: After a heavy legal phase where modern ideas are smoothed and assimilated (during Occupation), experimental projects are multiplying and mark an emulation moment between engineers and architects (during reconstruction) and, a failover occurs in the mid-1950s. If some formal variety continues to be displayed, the technical diversity and moral purpose are dwindling as the economy more and more bears on labor (and less and less on transport). The conclusion falls on destruction of modernity through economic rationalization, an interpretation to be broadcast because its advocates are few. However, a few elements seem too told me: passage of the "modern project" in "modernist style" who reads well in furniture. No doubt the designer furniture assume more easily this position because they are accustomed to being called "designers", "milliners", "stylists" or "modernist" while most architects still claiming "major arts" but - since then - they are under industral's thumb.


mardi 25 août 2015

1820-1890 Shaker // guerres de religions

le livre édité cette année par Assouline

Frédéric, ami et animateur du site Renaissance du design (où il présente sa belle collection de meubles Reconstruction) vient de me signaler une exposition réalisée par François Laffanour (galerie Downtown) associé au spécialiste du marché de l'art Philippe Ségalot dans un stand du TEFAF. Le mobilier Shaker (1820-1890) s'est invité ici. Son lien avec le Mouvement moderne est évident et se retrouve dans le titre du catalogue, Shaker - function, purity, perfection, qui décrit les pièces majeures du Shaker Museum à Mount Lebanon (Pennsylvanie, à proximité des fameux dinosaures du Carnegie Museum). Le lien est connu et incontestable entre cette modernité ancestrale et certains espoirs artistiques ou politiques modernes mais il dépasse le « purisme », la relation « forme-fonction » et la « perfection » de quelques proportions rustico-classiques (qui correspondent aux attentes formelles des modernistes contemporains plutôt qu'aux idéaux fondateurs d'un William Morris). Il faut creuser nos imaginaires religieux pour savoir en quoi « ceci » nous semble suffisamment vrai pour que l'on puisse toujours croire en « cela »... Une analyse weberienne nous guide vers l'origine des modèles que partagent ces radicaux protestants avec leurs cousins états-uniens, britanniques, scandinaves, germaniques ou helvètes dans leurs obsessions de pureté et d'hygiène sur fond de prophétisme, de terre promise, de destinée manifeste. Une belle bande « d'agités » à la fois touchante et inquiétante qui révulsait les catholiques d'Europe du sud, en pleine phase bling-bling ! La bonne question consiste à se demander pourquoi cette modernité typiquement puritaine gagne du terrain à la fin du XIXème et contamine l'Occident et sa périphérie au siècle suivant, y compris des fiefs catholiques comme l'Italie ou la France. Sans doute, la vague migratoire de 1870, la Longue Dépression, la Première Guerre mondiale, le Krach de 1929, la Révolution nationale de Pétain, les bombardements et la reconstruction, sans parler de la crise écologique actuelle, imposent un esprit de repentance et de dépouillement. Prise de convulsions, provoquées par cette réalité fluctuante, la pensée française oscille entre abondance et pauvreté, allant de l'introversion bénédictine à l'errance franciscaine. La seconde tendance se fond bien dans l'idéal type shaker et sa production économique, utilitaire, traditionnelle (d'un purisme naturel et originel) mais il reste une contradiction à pointer, non-réglées par les vieux traités de paix, entre la joyeuse « transgression » hystérique des franciscains et la triste « performance » normative que s'imposaient au quotidien ces singuliers Shakers qui, loin d'être complètement secoués, tremblaient devant dieu (Libération, 20 août 1996).

Frederic, friend and webmaster of Renaissance du design (he presented his collection of furniture) just pointed me an exhibition by Francois Laffanour (gallery Downtown) associated with the art market specialist Philippe Ségalot in a stand of TEFAF. The Shaker furniture (1820-1890) was invited here. Its link with the Modern Movement is obvious and is reflected in the title of the catalog, Shaker - function, purity, perfection, which describes the major pieces of Shaker Museum in Mount Lebanon (Pennsylvania, close to the famous Carnegie Dinosaur Museum). The link is known and undisputed between this ancestral modern and some artistic or modern political hopes but it exceeds the "purism", the relation between form and function" and the "perfection" of a few rustic-classic proportions (which correspond to formal expectations neomodernist contemporaries rather than founding ideals of William Morris). You have to dig our religious imagination to know what "this" seems true enough that one can always believe in "that" ... An weberian analysis guiding us in direction of of these radicals models orignin. Protestants with their state-uniens cousins, British, Scandinavian, German or Helvetian in their purity and hygiene obsessions prophetic background, promised land of manifest destiny. A fine of "restless" Band both touching and disturbing that revolted Catholics in southern Europe in the throes bling-bling! The right question is: why this typical Puritan modernity is gaining ground in the late nineteenth century and contaminates all the West civilisation and periphery in the twentieth, including Catholic strongholds such as Italy or France? Without doubt, the migratory wave of 1870, the Long Depression, World War II, the Crash of 1929, the National Revolution of Petain, bombings and reconstruction, not to mention the current ecological crisis, require a spirit of repentance and recount. Convulsing caused by this changing reality, French thought oscillates between abundance and poverty, ranging from introversion to the Benedictine Franciscan wandering. The second trend blends in well with the ideal type shaker of economic production, utility, traditional (a natural and original purism) but there is a contradiction to point, not settled by the old treaties of peace between the joyful hysterical "transgression" Franciscan and sad normative "performance" than was needed every day these singular Shakers who, far from being completely shaken, trembling before God (Libération, 20 August 1996).

mercredi 17 juillet 2013

Noisy-le-Sec // Cité expérimentale

Réinventer la maison individuelle en 1945 - la cité expérimentale de Noisy-le-Sec, d'Hélène Caroux (Somogy, déc. 2012, 32 euros).

Heureusement, on vient de me remettre en mémoire un livre que j'avais oublié de signaler ici : Réinventer la maison individuelle en 1945 - la cité expérimentale de Noisy-le-Sec, sous la direction d'Hélène Caroux (avec des textes également passionnants d'auteurs aussi remarquables que Benoît Pouvreau, Yvan Delemontey...). Tout comme la diversité du vivant augmente après les grandes extinctions dans les temps géologiques, la guerre semble provoquer un vide qui ouvre sur une création. La preuve dans ce livre où nous touchons au plus près la strate qui se dépose sur la table rase ; emprisonnée entre l'impératif de l'économie et celui de la normalisation. Ici, la cité-jardin veut renaître de ses cendres, aidée par Raoul Dautry alors tout premier ministre de la reconstruction. Outre l'ouverture et la richesse inimaginable du savoir-faire technique en architecture, on peut aussi observer le rôle-clef tenu par René Gabriel dans le mobilier : à l'exception de la maison Prouvé, il équipe la quasi-totalité des autres logements (je ne déflore pas le livre en copiant certaines images...). Dans ce domaine, la diversité ne se montre pas encore et il va falloir attendre le temps des Appartements témoins et du Salon des arts ménagers. Tant mieux pour René Gabriel qui apparaît alors comme un unique précurseur... Mais que sont devenus ces meubles ? Comme le signale Hélène Caroux (p.100), les habitants se plient d'abord aux exigences du Ministère, répondant aux sondages, vivant dans un décor imposé et laissant leurs portes ouvertes mais, en 1951, ils renoncent aux obligations jugeant "que, s'il était logique en période expérimentale de se plier aux servitudes esthétiques et utilitaires du mobilier imposé par l'administration, ils estiment anormal, une fois l'expérience terminée, de se voir maintenant dans la condition de locataire meublé" !

dimanche 13 janvier 2013

Jacques Hitier // Cube Rouge



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Exposition jusque fin février à la galerie Le Cube Rouge - Deux adresses : galerie au 11 rue Lalande, 75014 Paris (à 11 mètres de la rue Daguerre Métro Denfert Rochereau) et exposition dans l'annexe, 11 rue Ernest Cresson.

Exhibition, until the end of February, at "Le Cube Rouge" - Two addresses: the gallery; at 11 rue Lalande, 75014 Paris (Métro Denfert Rochereau) and exposure in the showroom, 11 rue Ernest Cresson.


lundi 2 avril 2012

Bruno Latour // moralité du design

Bruno Latour, conférence avec Mark Jarzombek, 2010, par jean-Baptiste Paris sur Flickr

Philosophe du design, Bruno Latour est connu comme spécialiste des intraduisibles science and technology studies (STS). Il expose cinq avantages à "designer des choses" pour enfin rompre avec le préjugé supposément moderne de la "fabrique des objets". Traduit de l'anglais à partir de People&place, plus qu'un petit texte dans une minuscule matière, c'est un singulier guide de voyage par-delà des frontières de la French Theory qui nous est offert, en compagnie d'un Prométhée paradoxalement sage et prudent... sens du détail, conscience de la réception, de la dimension morale voire plus largement d'un "système fermé"... Suivant ce regard, soyons certains que le moment de la Reconstruction ouvre une histoire plus riche, plus complexe, plus humble et tellement plus belle que le récit linéaire des évidents "progrès" techniques ou artistiques du modernisme radical !
Latour, B. (2008) "A cautious prometheus? A few steps toward a philosophy of design (with special attention to Peter Sloterdijk)", in Proceedings of the 2008 Annual International Conference of the Design History Society, eds J. Glynne, F. Hackne & Viv Minton, Universal Publishers, Florida, pp. 2-10.

Now regarded as the philosopher of design, specialist of science and technology studies, Bruno Latour exposes five advantages for a lucidly non-modern "design things" and finally break with the blindly modern "building objects". Translated english to french from the site People & up. Travel in the land of the French Theory in the company of a wise and cautious Prometheus...

dimanche 4 décembre 2011

Annie Ernaux // Les Années


" Le Havre rasé où il ne restait plus rien " Ce n'est pourtant pas pour cette petite phrase que nous devons lire Les Années d'Annie Ernaux mais pour les portraits cumulés où chacun peut se reconnaitre. Un lien, comme un regard volé dans un album de famille laissant transparaitre l'air du temps plus que le souvenir, le cristal d'une mémoire individuelle baignant dans une histoire collective transie par le silence et la peur de son effacement. À écouter sur France Culture, un audio-montage remarquable avec des lecteurs de premier ordre : http://www.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton

"Shaved Havre in wich there was nothing left" ... This is not for this little phrase that we have read the book of Annie Ernaux but for the cumulative portraits that everyone can recognize. A link. As a look stolen from a family album that shines with the times more than the memory, the crystal of an individual brief in a collective history paralyzed by silence and fear of being erased.

vendredi 16 septembre 2011

Stéphane Laurent // Olivier Morin


chaise individuelle de Van de Velde / chaise-type de Muthesius / et chaise pour s'asseoir d'un artisan
(caricature de Karl Arnold, 1914, via Simplissimus.info)

Suivant une certaine hypothèse, disons derridienne, on n’invente jamais rien… C'est la maxime "rien ne se perd, tout se transforme" que l’on peut pister ad nauseam jusqu’à Anaxagore et son νοῦς. De fait, la notion d’art utile puise dans un passé insondable et dispose d’un avenir infini. En Angleterre, Useful Arts et Utility Furniture correspondent surtout à deux moments : l’industrialisation et la Reconstruction. Concernant l’interprétation continentale, il faut lire l’ouvrage de Stéphane Laurent intitulé Art utile publié chez l’Harmattan. On en arrive à l’ornement, à une certaine tradition bourgeoise… Là, il faut sortir du continent, faire le lien avec la philosophie analytique en lisant olivier Morin.

Next a hypothesis, along the derridean way, we invent anything ... It is the maxim "nothing is lost, everything is transformed" that can track ad nauseam until Anaxagoras and νοῦς. In fact, the notion of art utile draw on unfathomable past and has an infinite future. In England, Useful Arts and Utility Furniture are mainly two points: industrialization and WW2. Concerning the Continental interpretation, read the Stéphane Laurent book entitled "Art utile" published by L'Harmattan. This leads to the ornament, to a certain bourgeoisie tradition ... There must be out of the continent, to link with analytic philosophy - by reading Olivier Morin.