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mardi 4 février 2014

Journal de l'ameublement // Sommaires 1951-1958

en 1998, le numéro 1000 en version française du  "Décors" offre un historique, actuellement version néerlandaise en vente sur ebay (Décors 1000)

Je remets en haut de l'affiche les sommaires du Journal de l'ameublement - Meubles et décors suite aux informations envoyées par Noël Hostens, architecte-ingénieur, expert des meubles des Ateliers d'art De Coene (nous y reviendrons). Cette revue est la plus intéressante qui soit pour les "créateurs de modèles de série", devant le Décor d'aujourd'hui et La Maison Française, avec un ton abordable et un prix incroyable : 45 frs, presque dix fois moins cher que ses concurrents ! Cette revue a une très longue histoire et se nomme alternativement Journal de l'Ameublement (de 1915 à avr. 1936, d'avr. 1941 à 1944, d'avr. 1952 à oct. 1958) et Meubles et décors (de mai 1936 à juil. 1939, de 1945 à mai 1952, de nov. 1958 à avr. 1971), avant d'être re-titrée Décors. Sa ligne éditoriale est surtout révisée de 1951 à 1958 quand elle prend le format in folio d'un journal alors qu'elle a déjà plus de 600 numéros au compteur. Cette revue était avant cette date plus traditionnelle mais son directeur, Louis Brulliard, se décide à changer lourdement son orientation pour en faire un outil de communication engagé exclusivement dans la promotion du meuble moderne édité en grande série. Les sélections sont de qualité avec un grand format richement illustré qui permet de toucher un public large et jeune, désargenté mais sensible à la nouveauté. A l'opposé du snobisme vieillissant de l'Art déco, les articles vantent des meubles économiques produits en quantité, ceci pour réduire à néant le préjugé d'une industrie française condamnée à meubler les milliardaires rétrogrades. Très engagé, Louis Brulliard veut imposer un modernisme social qui réunirait les héros du moment en France comme le fait "Form" en Suède, "Goedwonen" en Hollande, "Werkbund" en Allemagne ou "Formes Nouvelles" en Belgique... Ce qui explique sans aucun doute le passage en édition belge bilingue (français / flamand) dès 1958 mais les temps ont alors changé !

Le Top-50 de la revue (1951-1958) : 1) Caillette, 2) Richard, 3) Gascoin, 4) Flachet, 5) Paulin, 6) Hauville, 7) Gautier, 8) Saint-Sabin, 9) Hitier, 10) Landault, 11) Guermonprez, 12) Paolozzi, 13) Durussel, 14) Guariche, 15) Perreau, 16) Free-Span, 17) Motte, 18) Simard, 19) ARP, 20) Dangles et Defrance, 21) Mortier, 22) Biny, 23) Guérard, 24) Dumond, 25) Rozier, 26) Groupe-4, 27) Dangles, 28) Godfrid, 29) Knoll, 30) Ramos, 31) Baillon, 32) Disderot, 33) Erton, 34) Seigneur, 35) Le Manach et Hubschverlin, 36) Oscar, 37) Poisson, 38) Airborne, 39) Meyer, 40) Polymeubles, 41) Sognot, 42) Pré, 43) Crozatier, 44) Guiguichon, 45) Old, 46) Royère, 47) Steiner, 48) Caminelle, 49) Monpoix, 50) Perriand

mardi 11 juin 2013

Art et industrie // sommairement



Alors que le mobilier connaît un âge d’or après-guerre, les revues de décorations rouvrent la plaie de 1925, séparant artisanat et industrie, ornement et fonction, allant même jusqu'à évoquer les besoins spirituels de l'âme contre ceux, "matériels", du corps : il faut choisir son camp ! La saisie systématique des articles - éditée dans ce blog sous la rubrique sommaire - permet d'observer trois groupes en "composantes principales", déjà identifiés par Patrick Favardin : les artistes décorateurs cantonnés dans l'artisanat de luxe ("la haute couture" - style 1940), les créateurs-éditeurs de modèles proto-industriels ("les modernistes" - style reconstruction) et les designers de meubles travaillant pour de grandes marques ("les jeunes loups" - style 1950). Les trois se succèdent chronologiquement dans la revue Maison française (rédac. Solange Gorse) et, plus modérément, dans Art et décoration (Boris Lacroix). Mais il n'existe pas de suite logique, d'évolution, juste des lieux et des instants de réception plus favorables à tel ou tel groupe. Les publications spécialisées ne glissent d'ailleurs pas facilement d'une tendance à l'autre et montrent des engagements parfois très marqués... Côté moderne - du Journal de l'ameublement (André Brulliard) au Décor d'aujourd'hui (Michel Dufet) - les créateurs de série s'imposent majoritairement et sont jugés de même valeur que les décorateurs, puis les designers dominent à partir 1955. A l'inverse, pour Mobilier Décoration (René Chavance) les créateurs de série sont marginalisés (au même titre que les designers) et n'apparaissent presque pas dans les illustrations, point de vue exacerbé dans Art et industrie avec Waldemare-George. Lisons donc un éditorial de juillet 1951...

samedi 1 juin 2013

Mobilier Décoration // sommairement


Ci-dessous les sommaires d’une cinquantaine de numéros de la distinguée revue Mobilier Décoration (allant de 1940 à 1959), référence pour les antiquaires spécialisés dans l'Art déco et le style 1940. Bien qu'elle soit plus nuancée qu'Art et industrie - qui défend ouvertement le néo-Louis-XVI et s'oppose sans complexe au fonctionnalisme -, cette revue s'enferme de la même manière dans l’idée que le bon goût naît dans le luxe et se relie inévitablement à l'artisanat … Contradiction relatant une opinion dominante parmi les membres de la Société des artistes décorateurs. Sauf article consacré Salon des arts ménagers, on y découvre assez rarement le style Reconstruction, mais il faut se garder d’un jugement hâtif et lire les textes subtils de René Chavance ou de Renée Moutard-Uldry car ils ont conscience des paradoxes, ceux de l'utile et du beau, de la fonction et du décor, de la fabrique et de la finition, du dessin et de l'objet, avec une préférence certaine pour les créateurs-décorateurs cherchant à allier fonctionnalisme et matière, disons un utilitarisme aimable et cossu, un Biedermeier charnu - à la manière d'un Gautier ou d'un Dudouyt. C’est aussi l’occasion de découvrir le premier visage décoratif de quelques importantes figures qui vont migrer du "bourgeois" vers la "grande série" au début des années 1950 - citons, pour l’exemple, Albert Guénot, Roger Landault, René-Jean Caillette, Genès Babut, J.-R. Picard…

Le Top-50 de la revue (1945-1959) : 1) Leleu ; 2) Dominique ; 3) Adnet ; 4) Royère ; 5) *La Gentilhommière ; 6) Old ; 7) Gautier ; 8) Berthier ; 9) Champion ; 10) Subes ; 11) Landault ; 12) Jallot ; 13) Guiguichon ; 14) Guénot ; 15) Gabriel ; 16) Matégot ; 17) Spade ; 18) *Berceau de France ; 19) Lesage ; 20) Arbus ; 21) *Perzel ; 22) *Kobis et Lorence ; 23) Hitier ; 24) Raphaël ; 25) Printz ; 26) Sognot ; 27) Rinck ; 28) Pré ; 29) Pascaud ; 30) Guéden ; 31) Guariche ; 32) Chaleyssin ; 33) Rothschild ; 34) Pouchol ; 35) Picard ; 36) Montagnac ; 37) Charlot ; 38) *Mathieu ; 39) *Erton ; 40) Mottheau ; 41) Martin ; 42) Goetz ; 43) Dumond ; 44) Villain ; 45) Simon ; 46) Renou et Génisset ; 47) Perreau ; 48) Le Même ; 49) Laverrière ; 50) Lassalle.

mardi 14 février 2012

Maison Française // sommaires n°1 à 120

Stand publicitaire de la Maison Française, juin 1947

Outil de travail indispensable pour qui veut étudier l'architecture et l'ameublement dans l'immédiate après-guerre, voici la jeune revue fondée par Solange Gorse en 1946... Après le listing des titres du Décor d'Aujourd'hui entre 1945 et 1955 (Décor d'Aujourd'hui // sommaires), voici donc la Maison Française du  numéro 1 au numéro 120 - dans un spectre temporel plus large, allant généreusement de 1946 à 1958, avec tous les noms des décorateurs illustrant les publicités et articles. Rien après 1958 ? Non, c'est inutile de chercher beaucoup plus loin : il n'y reste presque plus rien de la création française (R.I.P.) et l'on sombre déjà dans l'ancien, le rustique, le Mobilier International et le Knoll - c'est la crise du Team-X, le début de la très longue promenade où le consumérisme hypermoderne côtoie le romantisme postmoderne. C'est le sommet d'un charme antiquaire et exotique qui, dans une prophétie auto-réalisatrice, trouve que sa situation présente ne vaut ni l'ailleurs ni le passé, et finit donc par détruire tout ce qu'il possède ici et maintenant ! Humain, trop humain.

Le Top-100 de la revue (1946-1958) : 1) Gascoin ; 2) Leleu ; 3) Royère ; 4) Berceau de France ; 5) Picard ; 6) Richard ; 7) Caillette ; 8) Arlus ; Seigneur ; 9) Caminelle ; Hauville ; 10) Flachet ; Guariche ; 11) Dominique ; Dumond ; Fournier ; Free-Span ; Pathier ; 12) Adnet ; 13) Mortier ; Oscar ; 14) Guermonprez ; Monpoix ; Old ; 15) Gabriel ; 16) Tournus ; 17) Airborne ; Lévitan ; Perriand ; Roche ; 18) Knoll ; 19) Guiguichon ; Saint-Sabin ; Solec ; 20) Adap-Table ; Mobilier-123 ; 21) Disderot ; Erton ; Godfrid ; M-D ; 22) Renou et Génisset ; 23) Bobois ; Guénot ; Hitier ; 24) Landault ; Motte ; 25) Asselbur ; Lunel ; Mercier ; 26) Au Bucheron ; Bema ; Jallot ; Perreau ; 27) Meublit ; 28) De la Londe et Lefèvre ; 29) Pons ; Sofalit ; 30) Magasins Pilotes ; Gautier ; 31) Dangles et Defrance ; Polymeubles ; 32) Ducal ; Mathieu ; Natal ; Pilotes ; Steiner ; 33) Biny ; Georges ; Guérard ; Paulin ; Prouvé ; 34) A La Ville en bois ; ARP ; 35) Durussel ; Forum ; Kobis et Lorence ; MAI ; 36) Arflex ; Hugonet ; Meubles Polyvalents ; Rotaflex ; Rozier ; 37) EFA ; Galerie MAI ; Lesage ; Matégot ; Paolozzi ; Pré ; Sognot ; 38) Dek-a-Lux ; Gaston Poisson ; La Méridienne ; Meubles d'Aujourd'hui ; Meyer ; Nordiska Kompaniet ; Sanyas et Popot ; Simard ; 39) Bertrand ; Gaillard ; Home pratique ; Maison-Française-55

jeudi 10 novembre 2011

Décor d'aujourd'hui // sommaires 1946-1956


La revue Décor d'Ajourd'hui est un monument dans le petit monde de l'architecture et de la décoration - ici s'invente le langage moderne du meuble. Le ton est élitiste mais le projet n'est pas celui de quelques privilégiés cherchant à se distinguer en adoptant les tendances, tout au contraire, il s'agit de démocratiser le confort et le luxe avec un certain pragmatisme... La revue débute dans l'avant-garde en 1933, disparait de 1939 à 1946, puis elle connait son âge d'or jusqu'en 1956... Inutile de dire que les dates et les récits recoupent pleinement ceux du "style Reconstruction" ! Pour mémoire, et surtout pour les diffuser, voici les sommaires de cette revue alors dirigée par Michel Dufet, plume officielle du modernisme social.

Le Top 50 de la revue (1945-1956) : 1) Royère ; 2) Gabriel ; 3) Hitier ; 4) Matégot ; 5) Sognot ; 6) Gautier ; 7) Adnet ; 8) Guéden ; 9) Landault ; 10) Guiguichon ; 11) Martin ; 12) Arbus ; 13) Caillette ; 14) Old ; 15) Charlot ; 16) Dumond ; 17) Pons ; 18) Rothschild ; 19) Coutant ; 20) Dufet ; 21) Gascoin ; 22) Richard ; 23) Beucher ; 24) Guénot ; 25) Raphaël ; 26) La gentilhommière ; 27) Souvrain ; 28) Durussel ; 29) Guariche ; 30) Hauville ; 31) Klotz-Gilles ; 32) Lesage ; 33) Perriand ; 34) Baillon ; 35) Bloch ; 36) Pré ; 37) Quinet ; 38) Renou et Génisset ; 39) Broc ; 40) Herbst ; 41) Perreau ; 42) Poillerat ; 43) Prouvé ; 44) Dangles ; 45) Dudouyt ; 46) Guys ; 47) Jallot ; 48) Motte ; 49) Ramos ; 50) Aalto