Affichage des articles dont le libellé est 1954. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1954. Afficher tous les articles

jeudi 15 octobre 2015

Roger Landault // style Hard-French

Ensemble de Roger Landault, récompensé par le CTB et le prix René Gabriel en 1955, cf. abc-rogerlandault 

Le site abc-rogerlandault.blogspot.fr présente de belles photographies de meubles avec noms et numéros des "modèles" ! Un luxe de précisions tiré des archives de l'entreprise ABC dont nous aimerions, par ailleurs, connaître l'histoire. En attendant, revenons vers Roger Landault, décorateur caractéristique de la jeune génération moderniste. Contrairement aux aînés, il ne vit ni ne meurt pour une idée mais s'adapte à des changements qui vont s’accélérant. Il surgit dans le "style 1940" au sein du Studium Louvre, s'épanouit dans la série avec l'entreprise ABC, et slalome entre les matières. Théorique en 1945 (style reconstruction // commission du meuble de France), son passage au "social" débute concrètement en novembre 1953 lorsqu'il conçoit des meubles pour un HLM situé au Pecq, dont les croquis sont publiés par le Décor d'aujourd'hui. Il cherche ses marques, vole une étagère à Gascoin, une chaise à Robin Day, un fauteuil à Hauville, une table à Gabriel, des accoudoirs aux frères Perreau, une desserte à "Bocado" : emprunts qui formeront les bases de son vocabulaire. En septembre 1954, pour un tarif de vente fixé à 260.000 francs (5.600 €), il obtient le second prix au concours du MRL avec l'ensemble "Junior" édité par ABC (Concours MRL 1954 // style HLM) où figure sa première "marque de fabrique" : une corniche arquée. En 1955, il créé une autre gamme d'éléments standards (intitulée "Dakar" en 1958) avec une autre signature graphique : une corniche débordante avec encoches sur les côtés pour se raccorder aux montants latéraux. Ces "meubles ABC" sont récompensés par le Prix René Gabriel et se trouve dans l'aménagement d'un appartement type de 5 pièces en HLM pour 400.000 francs (8.600 €) dans la "Ceinture verte" (immeuble de Jean Dubuisson). Roger Landault est l'un des premiers à assumer l'épuisement des possibilités formelles offertes par un rationalisme devenu style plus que projet, avec des manières plus que des méthodes. Il réinvente donc la "ligne" en tant qu'ornement et signature, à la manière des bâtisseurs de HLM qui, au même moment, doivent dessiner des bâtiments de construction identique (suivant les règles inventées pendant la reconstruction et appauvries par l'administration). Pour y échapper, les architectes jouent sur les plans masses (en "frise grecque") et ajoutent une petite "manie" qui permet de les identifier. Le Hard French (Bruno Vayssière [biblio 1988]) s'introduit dans le meuble et l'immeuble...

The site abc-rogerlandault.blogspot.fr presents photographs, with names of "series" and numbers of "models"! Numerous details about ABC company archives which we would, in addition, learn about its history. Meanwhile, back to Roger Landault, representative person of the young designer modernist generations. Unlike older's, he does not live and die for an idea but adapts to changes that will accelerate. He arises in the "Style 1940" for the Studium Louvre, flourishes in the serial production for the ABC Company, and slaloms between subjects. Theoretical, his "social" turn began in November 1953 when designing furniture for a council flat situated in Le Pecq, whose drawings are published by Le Décor d'aujourd'hui. He seeks its brands, steals wall-shelf of Gascoin, chair of Robin Day, armchair of Hauville, table of Gabriel, armrests of Perreau brothers, service table of "Bocado" loans that will form the basis of his vocabulary. In September 1954, for a sale price set at 260,000 francs (€ 5,600), he won the second prize in the MRL trial with the whole "Junior" edited by ABC company where his first "trademark": an arched cornice. In 1955, he created another range of standard elements (called "Dakar" in 1958) with another graphic signature: an overflowing ledge side notches to connect to lateral uprights. These "ABC Furniture" is awarded the Prix René Gabriel and ends up in the development of a standard apartment with five rooms in public housing for 400,000 francs (€ 8,600). Roger Landault is one of the first to assume the depletion of formal possibilities offered by a rationalism that project became more style, with more ways of methods. It reinvents a line-ornament as a signature, like public housing builders who at the same time should draw identical building construction (according to the rules invented for Reconstruction and impoverished by administration) then they play on Plans masses (in "Greek frieze") and add a small "mania" that identifies the author. Hard French (Bruno Vayssière) broke into the furniture ...

lundi 5 mai 2014

Villa Székely // cuisine merveilleuse


L'Art-utile dort un peu en ce moment pour une simple et bonne raison : la sortie d'un nouveau livre (le 15 en librairie), Utopie domestique, qui est à la fois le nouveau catalogue de l'Appartement témoin Perret et la synthèse de dix ans de recherches. Le choix de la couverture a été réalisé par Carole Daprey, éditrice et complice. Il fallait que l'image soit animée, en couleur, pas trop chargée, bien composée et d'un format adapté à la photogravure. Ce n'est pas simple. Heureusement, les logements présentés dans les années 1950 par Paris Match au Salon des arts ménagers sont parfaits (le choc des photos) et plus particulièrement cette "cuisine merveilleuse", intitulée Picasso, qui colle à l'Utopie domestique (le poids des mots). Cette image vient donc appuyer le titre du livre en suggérant une fusion entre un idéal abstrait et un quotidien aussi concret qu'ordinaire. Un rapprochement qui se fait sur dix ans, pendant la reconstruction. D'abord assimilée aux horreurs des totalitarismes, l'utopie globale moderne renaît en réduisant ses dimensions, cherchant d'abord à s'imposer dans l'urbanisme, puis dans l'architecture, pour finalement entrer dans l'intérieur de Monsieur Tout-le-Monde par la petite porte de la décoration... Cependant, au moment de boucler, impossible de trouver le créateur du carrelage de cette cuisine. Drame. Trop tard, donc, pour l'écrire dans le livre, mais pas pour ce blog ! La réponse se trouvait finalement dans un article de la revue Arts ménagers, publié trois ans plus tard : la cuisine a été réinstallée dans une maison commandée aux Székély, construite face au massif du Vercors. Beaucoup de talents s'unissent pour la bâtir : il y a le sculpteur Pierre Székély, la céramiste Vera Székely, le peintre André Borderie, l'architecte d'intérieur Marcel Gascoin et un architecte-conseil, Louis Babinet. Un monument historique (au sens propre) et une synthèse des arts...

Art Utile sleeps a bit in time for a simple reason : the release of a new book ( 15 in bookstores ) , Domestic Utopia, which is both the new catalog of Perret Show Flat and the synthesis of ten years of research. The choice of cover was created by Carole Daprey , editor and accomplice. It was the image is animated , color, not too heavy , well made ​​and a format suitable for photogravure . It is not simple. Fortunately, the housing shown in the 1950s by Paris Match in Ideal Home Exhibition are perfect ( shock photos) and especially this " wonderful Kitchen " , entitled Picasso, sticking to domestic utopia ( the weight of words ) . This image comes therefore support the book's title suggesting a fusion between an abstract ideal and daily banality. Approximation that is over ten years, during the reconstruction. First assimilated the horrors of totalitarianism , the modern global utopia reborn by reducing its dimensions , seeking first to win in the planning and in architecture, eventually entering the interior of average Joe - the World through the back door decoration ... However, when looping , can not find the creator of tiling the kitchen . Drama. Too late, then, to write in the book, but not for this blog! The answer is finally found in an article in the journal Household Arts , published three years later the kitchen was relocated to a house controlled Székély built facing the Vercors. Many talents unite to build : there sculptor Pierre Székély , ceramist Vera Székely , the painter André Borderie , the interior designer and architect Marcel Gascoin, Louis Babinet . A historical monument (literally ) and a synthesis of the arts ...

lundi 14 avril 2014

Gautier Delaye // Week End Chair

chaise Week-End, Pierre Gautier Delaye, collection GG

Bien que cette chaise ait 60 ans, on peut passer à côté sans la voir, on peut la croire des années 1980 avec sa couleur pin doré, on peut même la négliger comme s'il s'agissait d'un modèle récent sans excentricité. Et c'est là son génie, suivant l'aphorisme d'Auguste Perret : « Celui qui, sans trahir les matériaux ni les programmes modernes, aurait produit une œuvre qui semblerait avoir toujours existé, qui, en un mot, serait banale, je dis que celui-là pourrait se tenir pour satisfait. » Quelle est donc son histoire ? D'après une anecdote, elle se situerait au croisement d'un premier souvenir de Pierre Gautier-Delaye en vacances dans la montagne et d'un second de l'éditeur Vergnères en voyage dans les landes... Cela sent la légende car nous avons du mal à croire qu'ils n'aient pas été informés de l'existence de Charlotte Perriand ! D'autre part, si Charlotte Perriand s'inspire bien d'un mobilier économique artisanal en alliant formes rustiques, pin de section ronde et paille, c'est dans une boutique de Saint Germain des Prés qu'elle le découvre, ce style, et ce n'est qu'après son passage à Méribel que ce genre de mobilier devient un "style chalet"... L'aveu de Pierre Gautier-Delaye permet de constater qu'en montagne le "style Perriand" (Maison Minia // Perriand et Nelson) remplace le "style Le Même" (Henry-Jacques Le Même // Luxe rustique) au milieu des années 1950. Quoiqu'il en soit, le modèle de Pierre Gautier-Delaye suit sa propre histoire, allant toujours vers plus de démocratisation (et moins de confort, il faut le dire). Exposé une première fois au printemps 1954 à l'occasion du Salon des artistes décorateurs, la chaise est légèrement modifié (assise redessinée avec ses trois bandes paillées) et présentée deux ans plus tard au Salon des arts ménagers dans un ensemble au nom évocateur : "Week-End". Très remarqué, Pierre Gautier-Delaye remporte alors le prestigieux Prix René Gabriel 1956.

Although this chair was drawn there exactly 60 years can pass by without seeing it, you can believe the 1980s with his golden pine color , you can even neglect as if it were a recent model without eccentricity . It's the genius of the thing, following aphorism of Auguste Perret : "Whoever , without betraying the materials nor the modern programs have produced a work that seems to have always existed , which , in a word, would be banal , I say that one could stand satisfied. " What is his story? According to a legend, it is located at the intersection of a first remembrance of Pierre Gautier-Delaye on vacation in mountains and a second of his editor, Vergneres, traveling in pine forest... It feels good because it'simpossible that they are not aware of the existence of Charlotte Perriand . On the other hand, if Charlotte Perriand inspired many a craft economic combining rustic furniture forms , pine straw and round section is in a boutique of Saint Germain des Prés she discovers this style and only after the passage of the latter in Méribel this kind of furniture becomes " mountain cottage style " ... the confession of Peter Gautier-Delaye allows therefore to see that mountain " Perriand style " replaces " the Le Même style " (search Henry-Jacques Le Même in this blog) in the mid- 1950s. Nevertheless , the model of Pierre Gautier- Delaye will follow its history, always toward more democratization. Exposed for the first time in spring 1954 in the Salon of decorators artists , the chair is slightly modified ( redesigned with three bands) and presented two years later at the french Ideal Home Exhibition in a series aptly named " weekend ". Succesfull , Pierre Gautier- Delaye wins the prestigious "Prix René Gabriel".

dimanche 1 septembre 2013

Paolozzi et Guermonprez // reconstruction lyrique


Paolozzi revient souvent chez mes correspondants. Des messages sur placedelours en 2011 où les images circulent plus que les analyses. Puis des messages sur mon mail. Le premier est de Joël en 2012 (un bureau était en vente chez 1stDibs), et voici le dernier avec une  photographie prise chez Edy, grand amateur des années 1950 (il est facile de le remarquer). Je laisse le soin à chacun d'identifier céramiques et luminaires car la question porte aujourd'hui sur Louis Paolozzi dont le nom et les créations se confondent avec Gérard Guermonprez. Les deux designers s'intègrent bien au "style reconstruction" par leur qualité, leur mode de production, les matériaux et les finitions, tout en ayant leurs qualités propres dont la plus remarquable consiste à accentuer les contrastes de bois pour souligner une structure aux accents lyriques "à l'italienne" même si elle reste "rationnelle". Ils inventent ainsi un effet visuel photogénique nouveau pour le mobilier en bois, une marque stylistique très puissante qui leur permet d'être encore bien présent après la crise de 1955, alors qu'en France le classicisme du mobilier en bois est assimilé à la pauvreté du "social" et que la tendance est dominée par le baroquisme néo-moderne des "jeunes loups" endoctrinés par Knoll. Plus tardifs et donc plus aisés à chiner que les anciens maîtres de la Reconstruction, Guermonprez et Paolozzi sont de plus en plus présents dans les galeries de design historique (Chicplastic tente en ce moment même de vendre un fauteuil sur ebay...). Bien entendu, on préfère par instinct Paolozzi, moins connu, plus poussé dans le style, plus photogénique encore, mais il reste largement dans l'oubli : qui est-il ? D'où vient-t'ils ? Sa relation avec Guermonprez ? Paolozzi est-t'il en famille avec le célèbre artiste Eduardo Paolozzi qui est passé à Paris ? Ci dessous, rétrospective de l'aventure de Louis Paolozzi, apparaissant en 1952 chez "Godfrid", se démultipliant après le concours du C.T.B. en 1954 puis prolongeant sa carrière avec les incontournables sièges ZOL.

mercredi 19 décembre 2012

Meuble Oscar // Didier Rozaffy

 


Un ami de ce blog vient de découvrir - bravo ! - le nom du créateur des éléments Oscar : Didier Rozaffy. Preuves ci-dessus et ci-dessous, en provenance des archives de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi.fr). Un dépôt "physique" de six éléments effectué en décembre 1955 : tardif, puisque ces meubles sont imaginés fin 1948 - début 1949 et édités pour être présentés au public dès 1950. En fouillant sur internet, on découvre que ce dépôt "physique" suit de peu celui du brevet de son modèle avec table à abattant. Le premier brevet pour les éléments Oscar date de mai 1949 et se transforme en US-PATENT en 1953. Neuf licences sont actuellement répertoriées sur internet au nom de Didier Rozaffy entre 1949 et 1963 (voir espacenet), toutes relatives aux meubles Oscar - nous pouvons en déduire qu'il inscrit sa carrière sous cette marque et dispose d'une connaissance experte de l'industrie et de son fonctionnement. Nous n'en savons pas plus, pour l'instant... A propos du monde industriel, parlons du lecteur à qui nous devons cette découverte : Olivier Franquet, le spécialiste en récupération de meubles dans les collectivités et les entreprises (les redistribuant ensuite aux antiquaires et galeristes). Son entreprise multiplie les découvertes, du panneau mural 70's au bâtiment C de la Résidence universitaire d'Antony... Les volumes risquent de faire peur aux âmes sensibles. Si vous en êtes, alors, asseyez-vous, calmement, attachez votre ceinture, puis cliquez sur ce lien : old-decors.com.

A friend of this blog (Olivier Franquet, Old Décors) just discovered name of Oscar furniture creator : Didier Rozaffy. Evidence above and below, from the National Institute of Industrial Property (Inpi.fr) archives. Six elements deposit in December 1955, late, since these pieces are patented in may 1949, edited and presented in February 1950. But this difference is not surprising because patent issue floating during the ten years following the war, and few furniture designers submit their works... By searching on the web, we find that the idea of ​​protecting its elements follows some of the deposit of its model-leaf table. He patented the table and realizes that there is not its other elements! Seven licenses are currently listed on the Internet in the name of Didier Rozaffy between 1954 and 1963 (see directorypatent.com), all relating to Oscar furniture - we can deduce that in this part of his career mark and has expert knowledge of industry and its operation. We do not know any more for the moment ...

samedi 19 mai 2012

Concours 1954-55 // Ministère de la Reconstruction

stands de Pierre Cruège et de Pierre Broc au Printemps, meubles du concours CTB-MRL de 1954

En fin d'année 1954, le mobilier Reconstruction passe en mode automatique. Le Décor d'aujourd'hui (numéro 92, pp. 130-136) signale que "les organismes officiels s’occupent enfin des créateurs de meubles" et présente un article très illustré. "Le Ministère de la Reconstruction et du Logement et le Centre Technique du Bois ont sélectionné avec clairvoyance de très intéressants ensembles au Concours du mobilier de série qu'ils avaient eu le mérite d'organiser il y a plusieurs mois. Il était imposé aux concurrents la réalisation d'une chambre à coucher ou d'une salle de séjour pour le prix modeste et fort surprenant de : 75.000 fr pour la chambre à coucher, 75.000 fr pour la salle de séjour. Les ensembles réunis dans ces quatre pages sont exposés aux Grands Magasins du Printemps. Il faut s'intéresser à leurs prix de détail car l'on trouve par exemple un bahut à 29.500 fr, ou des chaises à l.925 fr." Après divers reports, l'échéance tombe le 14 septembre 1954. Les lauréats et quelques candidats sont présentés avant même d'obtenir un stand officiel au salon des arts ménagers en 1955 (dans les minuscules maisons Courant). Les amateurs remarquent quelques noms : il s'agit des frères Perreau ou de Roger Landault (cf. Roger Landault // style Hard French). Il faut aussi analyser un glissement car le premier prix remis à Pierre Cruège récompense un style plus maniériste que rationaliste. De même, la chaise Landault s'inspire d'innombrables modèles préexistants, mais elle s'avère être la plus simple et la plus économique. Rappelons que l'aménagement complet du logement - de l'armoire de chambre jusqu'à la brosse à vaisselle - était limité à 260.000 francs (env. 5.000 euros), somme allouée par l’État à un couple sinistrés. Il faut cependant constater que la diminution des coûts poussent vers une relative fragilité. Les épaisseurs rompent définitivement avec le rustique ou le cossu (qui garantissait un usage pluriséculaire), pour adopter une finesse "métastable" dans des bois plus fragiles... Concernant ces produits nouveaux, la critique n'évoquent plus vraiment le confort, ni la "robustesse", mais parle de chaises "sur lesquelles on peut espérer s'asseoir longtemps en toute sécurité". Le ton révèle une condescendance pour un "autre public". Un trimestre plus tard, le Salon des arts ménagers présente ces mêmes meubles dans les microscopiques Maisons économiques et familiales alors que les galeries du Printemps exposent les fastes d'un chic Knoll (Knoll // Printemps 1955). La rupture est brutale. Désormais, le "style Reconstruction" est un "économique et familial", bientôt un "style HLM"... Que l'on va renier de la même manière que l'architecture, dans un silence qui se prolonge encore.

As a Polaroid (now integrated in the Picasa photo software), the reconstruction style slides into automatism. At the end of 1954, an article illustrated (Décor d'Ajourd'hui, n°92) reports that officials organism (Wood Engineering Office, Ministry of Housing) organized a competition to define modern and economic models. In 1954, the winners are Herrmann and Cruège but also we discover Landault, Perreau, Broc, Broyard, Leloup, Martinet, Heutte, Levigne, Klein, Martinet. A year later, the Engineering Office (CTB) puts the price alone : and it is not the same choice ...

dimanche 1 avril 2012

Henri Lancel // Printemps 1954

Henri Lancel, maison des Grands magasins du Printemps - 1954

Au milieu des années 1950, en France, les villas modernistes poussent en bord de mer, de fleuve ou de forêt, mais elles sont encore trop rares pour inspirer la Villa Arpel dans Mon Oncle de Jacques Tati. Par contre, dès 1954, un jeune décorateur et architecte de formation, Henri Lancel, présente dans les Grands magasins du Printemps une maison qui va marquer les esprits : chemin de pierre, entrée vitrée et poirier courant sur le mur sont les preuves accablantes de sa parenté avec la Villa Arpel... Là nait un kitsch où l'idéal du Mouvement moderne se transforme en "modernisme", quand les formes dites pures, rationnelles, ergonomiques (souvent imaginées avant-guerre) s'utilisent comme des ornements - un regard critique que Jacques Tati est très certainement le premier à poser, du moins sous forme d'humour !

1956 in France, modernist villas starting to build around the beaches, rivers or forests, but they are too rare to inspire "Villa Arpel" of Jacques Tati in the film Mon Oncle. By cons, two years ago, the young designer Henri Lancel, architect, presented in the Grands magasins du Printemps, a home that will make an impression: stone path, glass in entrance and pear along the wall are the overwhelming evidence of kinship ... Here is born a kitsch, indicating ideal of the Modern Movement is transformed into "modernism" - where the forms called "pure" and "rational" are used as ornaments. Jacques Tati is one of the first in the world to understand that!