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lundi 20 novembre 2017

René Gabriel // révolution de 1934

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Heureux de rouvrir le blog pour signaler une découverte exceptionnelle, faite dans une salle des ventes à Soissons : il s'agit d'un discret petit fauteuil bas qui montre toute la singularité de l’œuvre de René Gabriel. Celui-ci apparaît dans une publicité à l'allure " révolutionnaire " publiée en juin 1934, où l'auteur s'inspire de François d'Assise en proclamant que le " luxe des vrais riches " (sic) réside dans une simple formule : " modestie, authenticité, allégresse, poésie ". La messe est dite ! Et voici avoué l'idéal qui a secrètement mené ce créateur vers l'alliance du dépouillement et de l'élégance, dans le but explicite d'atteindre l'essentiel en éliminant le superficiel...

René Gabriel assume ainsi un net tournant vers le social au début des années 1930, au milieu du Salon des artistes décorateur que l'on suppose trop rapidement conservateur. Là se trouve donc la véritable révolution - cette présence avant-gardiste à la SAD. Provisoirement séduit par le modernisme et le métal, après que les CIAM en aient démontré la pertinence et le faible coût à Francfort, il est l'un premiers décorateurs modernes au monde (avec Charlotte Perriand en France) à délaisser ce matériau pour revenir au bois, prenant en compte la crise industrielle et la condition ouvrière. Il dessine alors des modèles ultra-économiques aux lignes mécanisantes assumées, facilement exécutables en série dans son propre atelier et, possiblement, de ses propres mains... La démonstration est simple : il est possible de fabriquer des meubles modernes, élégants, en grande quantité et abordables (pour rappel 130 francs de 1934 correspondent à seulement 90 euros) avec des moyens réduits et des matériaux simples - tout un ensemble de contraintes sociales associées à la Grande Dépression et qui le conduisent, avec vingt ans d'avance, à inventer le style qui s'affirmera pendant la Reconstruction et deviendra celui des "années 1950".

Et ce n'est surtout pas un luxe qu'il réserve aux gens dits modestes. Pour preuve, en 1935, il installe dans son propre domicile une variante de ce fauteuil en lanières de cuir et annonce ainsi ce qui deviendra un " style " après la Libération : massivité de la structure, pieds "Directoire" cambrés grâce à une simple ligne brisée, généreux accotoirs, lanières de cuir tressées, etc. Tout est en bois avec une ossature chêne consolidée par des barreaux en hêtre de section ronde, laqués dans les tons bruns. Les photographies sont visibles dans l'article...

lundi 22 juin 2015

Exposition 2015 // René Gabriel


L'Appartement témoin aménagé pour l'exposition "René Gabriel" suivant son indication : "harmonie blanc, orange, rouille" (fonds RG - 031/044)

Le 4 juillet à 11h : inauguration de l'exposition sur René Gabriel, à la Maison du patrimoine du Havre. Toujours la même équipe en action, à mes côtés, me soutenant, me supportant : Denis Bréault et son fils, Quentin, à la manœuvre, Elisabeth Chauvin, aux commandes, Patricia Dubuc, à l'accueil, et ce très cher complice, Eric Garzena, à l'arrière cette fois. Je ne vais pas faire semblant d'être optimiste car rien ne s'y prête. Malgré tout, cet aménagement semble être le plus beau (il succède à d'autres expositions sur Marcel Gascoin et sur Jacques Hitier, qui ne sont pas des moindres dans mon souvenir). Il y a pourtant un supplément d'âme chez le père spirituel de la « modernité sociale ». Sans un compromis, c'est franciscain, avec quelque-chose d'ancestral. Il se dégage une esthétique terreuse, méditerranéenne, atavique, immédiatement sensible dans les tons dominants, les bois bruts, les céramiques, la tapisserie, substrat aride sur lequel poussent trois plantes vertes. Voici le plein été où la terre grise affleure entre les touffes d'herbes racornies et, avec elle, la paille jaune, le bois sec, la sieste du chasseur. Une inquiétude : pas le moindre bruit, aucun grillon à l'horizon. Il y a quelque chose de lourd qui survit dans cette ambiance brûlante, comme si un Grand Ancien - peut-être Cthulhu lui-même - restait tapi sous le parquet. Oui, l'été, c'est aussi la saison où l'on découvre les agarics des trottoirs nés dans les profondeurs de la terre, poussant sous le gravier ou le bitume, dans l'absence de lumière, pour jeter leurs spores dans le soleil de juillet (avant qu'une foule aveugle ne les piétine). Il semblerait que l'avenir appartienne toujours aux générations suivantes. Les « rhizomes » de Deleuze ne sont que du mycélium, ses « dehors » des sporophores. Tout est lent, épais, résistant, du moins tout ce qui cache la véritable nouveauté, l'univers à venir, l'air libre. Un changement s'annonce, il n'a pas encore adopté une forme précise.

July 4 at 11 am: opening of the exhibition on René Gabriel at the Heritage House of Le Havre. Always the same team in action, at my side, supporting me, supporting me, Denis Breault and his son, Quentin, maneuvering, Elisabeth Chauvin, in charge, Patricia Dubuc, hospitality, and very expensive accomplice, Eric Garzena, behind this front. I will not pretend to be optimistic because nothing is right. Nevertheless, this development seems to be the best (there follows other exhibitions about Marcel Gascoin or Jacques Hitier, not least in my memory). Yet there is more soul in the spiritual father of the "social modernity." Without a compromise, it is Franciscan, with some-thing ancestral. It emanates an earthy aesthetic, Mediterranean, atavistic immediately noticeable in the dominant tones, raw wood, ceramics, tapestry, dry substrate on which grow lean plants. Here is the summer when the gray earth flush between clumps of shriveled grass and, with it, the straw, dry wood, the nap of the hunter. One concern: no noise, no cricket on the horizon. There is something heavy that survives in this burning atmosphere, as if an Ancient - perhaps Cthulhu himself - remained crouched under the floor. Yes, summer is also the season where we discover sidewalks agarics born in the depths of the earth, growing under gravel or asphalt, in the absence of light, to shed their spores in July sun (before a blind crowd tramples). It seems that the future still belongs to future generations. The "rhizomes" of Deleuze are only a mycelium, its "outside" are sporophores. Everything is slow, thick, strong, at least all that hides the real novelty, the coming universe, outdoors. A change is coming, it has not yet adopted a specific form.

jeudi 1 janvier 2015

Boncoin.fr // nouveaux arrivages



(message posté le 1er août 2014 réactualisé) parmi les millions de photographies en ligne sur leboncoin.fr, il y a tout ça ! Cependant, les yeux qui surveillent ces annonces sont légions et les plus incroyables trouvailles disparaissent vite... Et Hop ! C'est ainsi que le tableau de chasse s'assimile à une compulsion collective, faisant se toucher la préciosité et la vulgarité (meubles d'urgence // René Gabriel 1/2). Cependant, contrairement à la complexité demandée quand il s'agit d'aimer la banalité, la quète du rare et du précieux est évidente pour tout le monde : la beauté - à l'instar de la bonté - est la norme la mieux partagée. Nous aimons tous jouer à la chasse au trésor... Heureusement, pour balayer cette évidence, Wikipedia cite Jacques Le Goff dans la rubrique Leboncoin.fr et ouvre une amusante dimension anarco-médiévale : "D'une certaine façon, leboncoin.fr est au XXIe siècle ce que la foire était au Moyen Âge. À cette époque, il n'y avait pas tellement de boutiques, ni en ville ni à la campagne. Le grand centre où les gens se procuraient de tout, c'était les foires. J'analyse plutôt l'essor du Bon Coin comme une expression de la « débrouillardise » française. C'est cet état d'esprit qui a attiré un nombre incalculable de gens vers Paris très tôt. Le site démocratise l'acquisition de produits dont une grande partie du prix peut être liée aux intermédiaires. Il propose un retour à la vie de qualité médiévale, avec convivialité et entraide. Il apparaît également très efficace sur le marché de l'immobilier, de l'automobile et de l'emploi, ce dernier point étant particulièrement important actuellement." Ajoutons un nouveau marché de l'art où chacun devra apprendre à être son propre expert, à exprimer son goût ! En attendant, voici des trésors photographiques où le préciosité est banalisée.

Among millions of photographs online in leboncoin.fr, there all! However, eyes that monitor these ads are legion and most amazing finds disappear quickly ... And Hop! Thus the table hunting is assimilated to a collective compulsion, by touching the preciousness and vulgarity (emergency furniture // René Gabriel 1/2). However, unlike the complexity required when it comes to love banality, the quest of rare and precious is obvious to everyone: the beauty - like kindness - is the best shared standard. We all like to play treasure hunt ... Fortunately, to sweep this evidence, Wikipedia.fr cites Jacques Le Goff in the section Leboncoin.fr and opens a fun anarcho-medieval dimension: "In a way, is leboncoin.fr the twenty-first century that the fair was in the Middle Ages. At that time, there were not so many shops or in town or in the countryside. The large center where people of every procured was fairs . I analyze rather the rise of Bon Coin as an expression of "resourcefulness" French. It is this spirit that has attracted countless people to Paris early. The site democratizes product acquisition a large part of the price can be linked to intermediaries. It offers a return to the medieval quality of life, with warmth and support. It also appears very effective in the real estate market, automotive and employment This latter point is particularly important now. " Add a new art market where everyone must learn to be his own expert to express his taste! Meanwhile, here's photographic treasures where the preciousness become commonplace.

mercredi 17 septembre 2014

collection gg // présentation générale


Cinq ans qu’Éric et moi cheminons ensemble : pour fêter l'événement, nous avons décidé d'un nouveau lieu où stocker les trois cents meubles de notre "collection gg"... Pourquoi cette collection et cette période, la Reconstruction ? Disons que l'aventure débute en 2001 quand je tombe sur un article de la revue Maison Française intitulé "Ils ont trouvé un appartement neuf au Havre" avec le mobilier d'un certain Marcel Gascoin. C'est la fin du mythe voulant qu'il n'y ait pas d'intérieur dans l'architecture d'Auguste Perret : Le Havre n'est plus seulement un paysage... Pour ne pas l'ignorer, il fallait sortir de la grande histoire de l'architecture et pénétrer dans la petite histoire de la décoration. C'est ainsi que nous avons rencontré le style reconstruction situé derrière un "point aveugle" de notre mémoire entre Modernisme et Art déco. Il marque notre obsession parce qu'il imposait d'échapper au préjugé d'une modernité radicale, inventée "contre" : contre l'histoire, l'usage, la tradition, contre les formes et les matières du passé, et même contre l'art et l'utile ! Ce progrès qui abandonne tout derrière lui est heureusement apaisé après la guerre, une nouvelle modernité va s'épanouir hors des luttes en assumant ses héritages et ses liens à venir. C'est à ce moment que surgissent d'excellents créateurs qui imaginent un artisanat "en grande série", une mécanisation à échelle humaine fuyant la froide efficacité autant que l'ostentatoire ou le luxe ; ils redécouvrent des matériaux et des formes simples, sans pour autant reproduire le passé à l'identique. Aujourd'hui encore, le temps est venu de regarder sereinement notre héritage, admettre notre condition naturelle, notre emprisonnement sur une terre délicate, notre enfermement aux côtés du passé, et, malgré toute cette pesanteur, notre capacité à inventer un futur léger, meilleur plus que différent... une sereine joie de vivre... Bonne visite.

samedi 25 mai 2013

Chaise pliante // Jacques Hitier

chaise pliante Tubauto, Art et décoration N°7, 1947

Après l’énigme du fauteuil d’école maternelle Mullca (crée vers 1949), une autre s’ouvre autour de Jacques Hitier avec la célèbre chaise pliante Tubauto, celle que l’on trouve dans les pique-niques au bord de la Nationale-7 et sur les grands Transatlantiques. Implicitement datée des années 1960 et présentée comme une nouveauté particulièrement fonctionnelle et élégante lors de la récente exposition consacrée au paquebot France, il a été possible d’en retrouver la trace dix ans auparavant, le plus souvent illustrée dans sa version économique (modèle nommé « Route ») – et régulièrement utilisée par Jacques Hitier dans ses articles et stands (Jacques Hitier – modernité industrielle, éd. Piqpoq, 2012). Celui-ci n’en revendique pas la paternité comme c’est toujours (malheureusement) le cas pour les meubles qu’il juge plus utilitaires que décoratifs, fruits de l’ingénierie plus que du dessin. Cependant, en lisant le numéro d’Art et décoration daté de septembre 1947 (n°7), dans l'article consacré au Salon des arts de la table organisé par Art et Industrie dans les Studios Harcourt, nous trouvons déjà une version luxueuse (« Baccara », cf. Showroom), celle qui sera rééditée pour le bateau France quinze ans plus tard… Un gouffre temporel s’ouvre sous nos yeux ! Nous voici même quelques mois avant l’année admise pour l’entrée de Jacques Hitier dans l’entreprise Tubauto… Ne croyons pas au hasard, et n’oublions pas que le designer rôde alors au milieu des grands industriels du meuble tubulaire. Signalons qu’en 1944, il travaille déjà pour Biénaise afin de réaliser en bois la célèbre chaise métallique de la marque - celle qui se plie latéralement. Il est fort possible que Jacques Hitier ait offert à un concurrent un modèle plus cossu, pliable frontalement. Enfin, cette chaise que l’on trouvait déjà exceptionnelle pour les années 1960, devient extraordinaire en 1947 même si la variante "Route" disponible dans la valise Kiss-Ply n'arrive qu'un peu plus tard, comme le montre un article daté de 1949 où l'on découvre encore un vieux modèle Tubauto - toujours pliable latéralement.

lundi 22 avril 2013

Vide-greniers // décroissance

moment de gloire, angle des rues Saint-Jacques et de Paris photographié par Lucien Hervé, via Le Point

Depuis ce matin sur France Culture, pour Sylvain Kahn (les idées claires), c'est officiel, Le Havre n'est plus une vaste Global City branchée mais s'inscrit parmi les Schrinking Cities, aux côtés d'autres villes moyennes françaises "louzeuses" comme Saint-Etienne, Douai, Lens, Béthune, Valenciennes, Thionville, Troyes, etc. sans parler d'exemples internationaux comme Détroit, Turin, Manchester. Villes de l'épopée industrielle en décroissance, atteignant actuellement la faillite. Elles s'appauvrissent dans une réduction, vieillissent, perdent leurs activités et leurs habitants. Les actifs et les familles fuient, seuls restent les vieillards et 'une élite locale qui retrouve ses réflexes grégaires, se renferme et se nécrose dans la démagogie de ses anciennes représentations, celles du monde industriel. Tout ceci était amplement prévisible, anticipant l'avenir proche de l'Occident et celui plus lointain du monde... Me voici "déclinologue" et mon ami Stéphane R. me conseille donc de lire Hervé Kempf : Fin de l'Occident, naissance du monde - (2013), Comment les riches détruisent la planète (2011) et L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie (2011). Mais que faire d'autre ? Tout simplement, regardons le passé pour nous ressaisir de l'avenir, souvenons-nous du moment d'impulsion et récoltons les gravats, les déblais d'une renaissance, les restes d'une reconstruction, les traces d'un passé moderne. Il faut flâner dans les vide-greniers, fouiller les interstices dans le junkspace. Pour imaginer, voici la récolte de ce dimanche dans la "foire-à-tout" de la rue de Paris. Chaises provisoirement attribuées à Renou et Génisset, deux lits de René Gabriel, et des chauffeuses paillées pouvant se réunir en méridienne - extraordinaire travail des années 1940 bien qu'encore non-identifié (si vous avez une idée, n'hésitez pas... merci d'avance).

Since this morning, on France Culture radio, it's official for Sylvain Kahn, Le Havre is not a large city connected world but is a Schrinking City, alongside other French medium-sized cities as Saint-Etienne, Douai, Lens, Bethune, Valenciennes, Thionville, Troyes, etc.. and other international examples like Detroit, Turin, Manchester. These cities of the industrial era enter in decline, currently reaching bankruptcy. They deplete in a reduction, lose their business and their people. Assets, families and executives fleeing, when local elite is paralyzed and necrosis in the ancient representations of the industrial model, favoring an "expansion" sentenced to image more than acts, more demagogic that to practice. All this was more than expected, anticipating the close of the Occident and the more distant future of the world ... What to do? Look back to regroup for the future, remember the pulse time and reap the rubble, the rubble of a renaissance, the remains of a reconstruction, the traces of a modern past. Must wander the garage sales, rummage gaps in junkspace. To imagine, this is our collection this Sunday in the "attic sale" rue de Paris. Chairs provisionally allotted to Renou and Genisset two beds created by René Gabriel, and large chairs may meet in meridian - extraordinary work of 1940 although still unidentified (if you have an idea ... thank you in advance).

jeudi 3 janvier 2013

Albert Ducrot // table "Révélation"



La table portefeuille "Révélation" est crée en 1952 sous le nom de "Magic". Brevetée en 1953, c'est l'un des rares meubles de cette période à être édité en grande série. Elle cumule les atouts : robustesse incontestable, gain de place évident grâce à son système dépliant et réhaussable. Il en existe de nombreux modèles adaptés aux différents goûts des clients avec, chose rare pour un produit industriel, une gamme moderne (ligne "junior"). Son créateur est Albert Ducrot (1900-1964), directeur de l'entreprise Ducal. Tapissier de formation, il s'installe dans le Faubourg Saint Antoine en 1923 puis il va reprendre l'industrie familiale de fabrique de siège. Cossu, souvent historicisant, rustique et parfois même froufrouteux, le style Ducal reste marqué par le Paris des Années folles mais son génie réside dans les systèmes de transformation que le directeur de la marque met au point avec l'aide d'un mécanicien, ajusteur et serrurier, ancien ouvrier des usines Renault, Monsieur Chauvin (voir ducal.info). Singulier mélange entre le délicat confort du tapissier-décorateur et la brutalité mécanique de l'automobile, le paradoxe des "systèmes" devient le symbole même de la marque. Ducal redessine et rebaptise le fauteuil Morris ("Bang"), la table portefeuille ("Révélation") et la fameuse banquette-lit ("Merveille") qui est éditée en centaines de milliers d'exemplaires ! Avec des noms qui frappent, connus pour être solides et intelligents, les meubles Ducal sont les vedettes des années 1950...

The transformable table "Revelation" was created in 1952 under the name "Magic". Patented in 1953, this is one of the few furniture of this period to be published in mass. It combines the advantages: robustness indisputable, obvious space saving thanks to its brochure and Raisable. There are many models to suit different tastes of customers, a rarity for an industrial product, a modern range (line "junior"). Its creator is Ducrot Albert (1900-1964), director of the company Ducal. Upholsterer training, he settled in the Faubourg Saint Antoine in 1923 then it will resume cottage industry factory seat. Cossu, often historicizing, rustic and even froufrouteux the Ducal style is marked by the Paris of the Golden Twenties, but his genius lies in processing systems as the director of the brand develops with the help of a mechanic, with a worker formed in Renault car factory. Unique mix of delicate comfort upholsterer decoration and brutality mechanical automobile, the paradox of "systems" becomes a symbol of the brand. Redesigned and renamed the ducal chair Morris ("Bang"), the holding table ("Revelation") and the famous sofa bed ("Wonder") is published in hundreds of thousands of copies! With names that strike, known to be strong and intelligent, the Ducal furniture are featured during the 1950's ...

dimanche 1 juillet 2012

Tabouret 3-positions // Gascoin


Voici un moment important dans l'histoire du mobilier pour enfant : en tant que symbole de l'introduction du meuble évolutif dans l'espace domestique, le tabouret 3-positions est l'une des créations emblématiques de Marcel Gascoin. Il en existe de nombreuses variantes et on le retrouve aujourd'hui encore diffusé sous plusieurs marques. Voyage pour retracer les principales étapes de son invention entre 1947 et 1950.

Important moment in the history of "children design furniture" as a symbol of the introduction of flexible furniture in domestic space, the 3-position stool is one of most emblematic creations of Marcel Gascoin. There are many variants and is found today released by different brands. Ttrip to retrace steps of this invention, between 1947 and 1950.

mardi 19 juin 2012

collection GG // le book

fauteuils, René Gabriel

Le but de ce blog est de faire découvrir le mobilier et les objets qui succèdent immédiatement à la Seconde Guerre mondiale : le style Reconstruction. Comme en architecture, ils sont longtemps restés sous-considérés pour ne laisser place qu'au modernisme radical. Heureusement, l'interprétation change depuis une dizaine d'années mais le chemin traçé par quelques historiens de l'architecture reste à parcourir dans bien d'autres domaines... Partout, il manque une branche Arts & Crafts, plus féminine et moins intransigeante... Pour le montrer, nous réalisons le "book" de notre collection, consultable sur ce blog - des photographies vite-faites sur fond d'agglos - et plus de deux cents en réserve : collection GG // meubles . Ces meubles peuvent être prêtés gracieusement aux musées et autres institutions culturelles.

The purpose of this blog is to show furniture and objects accompanying reconstruction after World War II. As in french architecture, furniture have long been under-treated for allowing only radical modernism. Interpretation changes but the path traced by historians of architecture remains much to be done in furniture design ... Story is more beautiful with a touch of Arts & Crafts! Pause to realize the "book" of our collection available on this blog. Photographs on a simple bottom wall of breeze blocks because we have two hundred in stock ... cf. collection GG // meubles : this furniture is graciously loaned to museums.

mercredi 14 mars 2012

René Gabriel // chaise économique

plan des archives nationales et l'une des chaises de la collection GG

Voici une pièce de musée (si ce musée existe un jour) : une chaise pour sinistrés réalisée conformément au plan n°103 signé René Gabriel après une commande ministérielle en 1943 (passons provisoirement sur ce point). Difficile de faire plus économique car les temps sont très lourds en France... Petite taille, mini pièce de bois, assise en caillebotis, découpes ultra simples - seul l'élément avant du siège étant adouci. Voici la chaise minimale !

Here is a museum piece (if this museum is one day): a chair made ​​for disaster victims in accordance with plan No. 103 signed René Gabriel after a ministerial order in 1943. Difficult to make more economic because times are very heavy in France ... Small mini piece of wood, slatted base, cuts ultra simple - only the front element of the seat being softened. Here the minimum chair!

mardi 6 mars 2012

Gustave Gautier // tables gigognes

tables gigognes de Gustave Gautier, collection GG

Dans le paysage des créateurs de la Reconstruction, Gustave Gautier (cf. biographie sur Docantic) s'associe à l'idée de robustesse en utilisant de larges sections de chêne et de solides assemblages. Cependant, il existe un domaine où il allège avec bonheur ses lignes : les "petites tables volantes" gigognes servant de porte-plantes ou de dessertes. Il donne ainsi sens à ce type de tables souvent plus décoratives qu'utiles... Un bref historique et quelques photographies.

Among the designers of Reconstruction, Gustave Gautier (see biography on Docantic) supported the idea of ​​robustness using large sections of solid oak and assemblies. However, there is one area where it lightens with happiness his lines: "small nasting tables" using pull-door plants or cofee tables. A brief history and some photographs from the GG collection.

vendredi 17 février 2012

Hôtel Normandie // Renou et Genisset

fauteuil conçu pour l'hôtel Normandie au Havre, Renou et Genisset, collection GG

Acquis au flair - ce qui arrive assez rarement - nous avons finalement identifié ce modèle de fauteuil : une création pour Le Havre... Il est dessiné pour l'hôtel trois étoiles nommé "Normandie" donnant sur le bassin du Commerce, un petit bijou architectural de la Reconstruction bien connu des Havrais. Par chance, les décorateurs des chambres sont André Renou et Jean-Pierre Genisset qui participent au Salon des Artistes décorateurs de 1949 sur le thème de la chambre d'hôtel dans une section dirigée par René Gabriel (SAD n°35 // catalogue). On y découvre donc le mobilier des chambres du Havre - dont ce fauteuil...

Feeling acquired, which rarely happens, we figured out this model of armchair: a creation for Le Havre ... Designed for the three star hotel named "Normandy" overlooking the basin of Commerce, this Reconstruction architectural gem of Jacques Poirrier is well known in Le Havre. Fortunately, the designers of the rooms are Andre Renou and Jean-Pierre Genisset (see biography on Docantic website) participating in the Salon des Artistes decorateurrs 1949 on the theme of hotel bedroom. It reveals so the furniture in the rooms of Havens - whose this chairs of "GG collection" ...

Meuble Oscar // Maison Française

éléments Oscar, illustration d'après Maison française, numéro de février-mars 2012, via dlcdlv_blog

Le dernier numéro de la revue Maison française s'attache au "vintage" et ce n'est pas une mauvaise idée : les riches amateurs d'art sexagénaires cédant leur place à quelques jeunes peu satisfaits des produits actuels et préférant le prix, la solidité, le côté bricolable et la simplicité esthétique du "vintage". Ils se revendiquent ainsi acteurs d'un "avenir différent" plus que victimes désignées de la consommation. Ils sont "nous". Maison française s'adresse donc à nous dans un bel article où la revue revient sur son histoire : celui-ci est consacré aux bibliothèque et meubles par éléments Oscar, de vieux amis aujourd'hui en vente au Cube rouge, où Jérôme Godin re-compose, un demi-siècle après, des meubles sur-mesure avec des éléments "vintage". Il faut aussi citer Metavita-Oscar, autre adorateur d'éléments de tous genres ...

The latest issue of the magazine Maison française attaches to "vintage" and it's not a bad idea: the rich art collectors yielding their place to some young people dissatisfied with the present products and preferring the price, the strength, the side serviceable and aesthetic simplicity of "vintage". They claim as a "different future" than intended victims of consumption. They're "us". Maison française is thus addressed to us in an article tells her story. This one is dedicated to Oscar elements, old friends now on sale at Cube Rouge Antiques, where Jerome Godin re-composed, half a century, furniture bespoke with "vintage" elements.

vendredi 2 décembre 2011

Gordon Russell // Utility Furniture


Etrangement chinés en France, venant d'une maison en Normandie, ce mobilier apparait dans le tout premier catalogue d'Utility Furniture. Il appartient à la gamme Chiltern, imaginée en octobre 1942 par Edwin Clinch, Herbert Cutler et Gordon Russel ; la table pour living-room est parfois signée par Gordon Russel qui dirige l'équipe et les chaises "modèle 3" sont attribué à Clinch (Design Council Slide Collection). L'objectif de ces meubles apparait dans la première note émise par le Comité consultatif sur sur le mobilier utilitaire : « Des meubles de bonne construction, robustes, simples mais au design agréable et vendu à un prix raisonnable, tout en assurant le maximum d'économie en matières premières et en travail ». Faut-il donc une guerre pour y arriver ?

Curiously discovered in France, from Normandy, these pieces appear in the Utility Furniture catalog . They belong to the Chiltern range, first series conceived in October 1942 by Edwin Clinch and Herbert Cutler. dining table is created by Russell who heads the team, and chairs are "model 3" by Clinch. Aim of these products is shown in the first brief from the Advisory Committee on Utility Furniture : "Furniture of good, sound construction in simple but agreeable designs for sale at reasonable prices, and ensuring the maximum economy of raw materials and labour". Do we need a war to get there?

samedi 12 novembre 2011

Jacques Hauville // étagères murales


Si nous le voulons, nous pouvons faire abstraction du papier peint couleur prune : quoi qu'il en soit, regardons cet ensemble d'étagères murales en chêne clair et laiton poli de Jacques Hauville, une petite merveille de simplicité à goûter dans les détails et à ne pas confondre avec le Royal System Wall Unit Office de Poul Cadovius inventé à peu près au même moment mais sans le charme des matières et des finitions qui caractérise le style Reconstruction en France.

Let this set of wall shelves in light oak and polished brass by Jacques Hauville, a marvel of simplicity - taste in the details and not confused with the Royal Wall System Unit Office of Poul Cadovius invented a year earlier but without the charm of materials and finishes that characterize the style Reconstruction in France.

dimanche 30 octobre 2011

No comment // Pierre Paulin



en.wikipedia.org/wiki/No_comment : "No comment is a phrase used as a response to journalistic inquiries which the respondent does not wish to answer. Public figures may decline to comment on issues they are questioned or have nothing to say about the issue at the time. Officials not given authorization by their higher authority to speak to the media similarly may decline to comment."