vendredi 21 décembre 2012

prefab UK 100 // perfect housing

notice de montage, archives nationales de Fontainebleau


Mickaël Sendra et Martine Câtel viennent de déposer un splendide projet pour le Parc de Soye, entre Ploemeur et Lorient : le remontage d'une maison préfabriquée américaine "UK 100". Déjà, félicitons le président de la très dynamique association Mémoire de Soye pour avoir redécouvert l'histoire en détail de ce logement idéal dessiné entre 1942 et 1945 par le Building Research Establishment et la Federal Public Housing Authority, version à bas prix de la maison solaire (Solar House // George Fred Keck), elle-même descendante des villas californiennes pour milliardaires... Les Etats-Unis sont, à cette époque, un bien bel exemple du progrès imaginé par l'élite ensuite décliné vers la Middle puis la Working Class. On comprend mieux le rêve américain ! On peut retenir comme responsable politique Philip M. Klutznick (commissioner, Washington, D.C.) et les producteurs Longfellow Building (Portola, Californie), City Lumber Company (Bridgeport, Connecticut) . Quant aux initiales "U.K.", elles évoquent leur destination initiale, le Royaume-Uni, mais celui-ci abandonne ce projet trop coûteux et préfère produire lui-même les logements préfabriqués. La France reprend finalement cette commande pour héberger d'urgence les victimes des bombardements. Il en arrive un peu plus de 8.000 que l'on va implanter dans certaines villes sinistrées : Boulogne-sur-Mer, Le Havre, Pont-Audemer, Caen, Lorient, etc. Il en reste désormais très peu. La dernière restante à Caen (ville du Memorial amnésique), située dans l'école des Beaux-Arts, va très bientôt être détruite : on cherche donc un sauveur, ou un investisseur... Car son intérêt dans l'histoire mondiale de l'architecture moderne est incontestable, on y découvre toute la modernité : préfabrication, transport, montage par éléments, confort, sans compter l'économie des matières et des énergies. En 1945, la maison est une "star" que l'on expose face à la Maison Blanche et devant le Victorian & Albert Museum. Certes, en France, on ne sait pas les "assembler" et on aura bien des problèmes, au point de les surnommer "maisons de carton", titre d'un film tourné au Havre cette année (Matthieu Simon).

Mickaël Sendra and Martine Câtel submitted a splendid project in Lorient (Britain, France), to save a U.S. prefab nammed "UK 100". Already congratulate the President of the dynamic organization "Memoire de Soye" - he have rediscovered the story in detail of this house. Designed between 1942 and 1945 by the Building Research Establishment and the Federal Public Housing Authority, it's a low cost version of the Solar House (George Fred Keck), itself a descendant of California houses(Richard Neutra)... A fine example of progress envisioned by the elite then declined to the Middle and Working Class. We understand better the American Dream! We may retain as politician Philip M. Klutznick (commissioner, Washington, DC) and industrials :  Longfellow Building (Portola, CA), City Lumber Company (Bridgeport, Connecticut). Initials "UK" evoke their original purpose, United Kingdom of course, but U.K. prefers produce himself and finally gives this command too expensive. France takes to host for bombing victims. It comes over 8,000 that we will implement in some cities affected: Boulogne-sur-Mer (Nord), Le Havre, Pont-Audemer and Caen (Normandy), Lorient or Brest (Britain). For their interest in world history of modern architecture is undeniable, Here, we discover all the modernity: prefabrication, transport, mounting elements, and comfort, mention the democratic component of an economy in materials and energy . In 1944-45, this house is a "star" which is exposed in front of the White House and the Victorian & Albert Museum. While in France, it is not really "get" and there will be many problems to the point. The nickname "Our cardboard houses" as a report in Le Havre (by Matthieu Simon).

mercredi 19 décembre 2012

Meuble Oscar // Didier Rozaffy

 


Un ami de ce blog vient de découvrir - bravo ! - le nom du créateur des éléments Oscar : Didier Rozaffy. Preuves ci-dessus et ci-dessous, en provenance des archives de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi.fr). Un dépôt "physique" de six éléments effectué en décembre 1955 : tardif, puisque ces meubles sont imaginés fin 1948 - début 1949 et édités pour être présentés au public dès 1950. En fouillant sur internet, on découvre que ce dépôt "physique" suit de peu celui du brevet de son modèle avec table à abattant. Le premier brevet pour les éléments Oscar date de mai 1949 et se transforme en US-PATENT en 1953. Neuf licences sont actuellement répertoriées sur internet au nom de Didier Rozaffy entre 1949 et 1963 (voir espacenet), toutes relatives aux meubles Oscar - nous pouvons en déduire qu'il inscrit sa carrière sous cette marque et dispose d'une connaissance experte de l'industrie et de son fonctionnement. Nous n'en savons pas plus, pour l'instant... A propos du monde industriel, parlons du lecteur à qui nous devons cette découverte : Olivier Franquet, le spécialiste en récupération de meubles dans les collectivités et les entreprises (les redistribuant ensuite aux antiquaires et galeristes). Son entreprise multiplie les découvertes, du panneau mural 70's au bâtiment C de la Résidence universitaire d'Antony... Les volumes risquent de faire peur aux âmes sensibles. Si vous en êtes, alors, asseyez-vous, calmement, attachez votre ceinture, puis cliquez sur ce lien : old-decors.com.

A friend of this blog (Olivier Franquet, Old Décors) just discovered name of Oscar furniture creator : Didier Rozaffy. Evidence above and below, from the National Institute of Industrial Property (Inpi.fr) archives. Six elements deposit in December 1955, late, since these pieces are patented in may 1949, edited and presented in February 1950. But this difference is not surprising because patent issue floating during the ten years following the war, and few furniture designers submit their works... By searching on the web, we find that the idea of ​​protecting its elements follows some of the deposit of its model-leaf table. He patented the table and realizes that there is not its other elements! Seven licenses are currently listed on the Internet in the name of Didier Rozaffy between 1954 and 1963 (see directorypatent.com), all relating to Oscar furniture - we can deduce that in this part of his career mark and has expert knowledge of industry and its operation. We do not know any more for the moment ...